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17 février 2026 -
Elles font partie des dix finalistes du prix Découvertes RFI : le duo sénégalais Def Mama Def. Un tandem féminin et féministe dont le premier album, Jaar Jaar, dit haut et fort leur volonté de dynamiter les codes et les injonctions. Def Mama Def, c'est deux femmes : Defa, 31 ans et...
Elles font partie des dix finalistes du prix Découvertes RFI : le duo sénégalais Def Mama Def. Un tandem féminin et féministe dont le premier album, Jaar Jaar, dit haut et fort leur volonté de dynamiter les codes et les injonctions. Def Mama Def, c'est deux femmes : Defa, 31 ans et sa voix cristalline d'un côté ; Mamy Victory, 36 ans, à la voix plus rauque de l'autre. Les deux ensemble, cela donne donc Def Mama Def, un jeu de mots entre leurs prénoms et l'expression « donnant-donnant » en wolof. Car les deux trentenaires veulent recevoir autant d'énergie qu'elles en ont à revendre, et cela, elles en ont. Leur premier album, Jaar Jaar, regorge donc de titres conçus comme des appels à la danse auxquels il est difficile de résister (« Kalanakh » ou « Yalla Du Juum » en tête), mais aussi d'autres plus doux, aux influences presque r'n'b – « Sunu Life » par exemple. Cette diversité est toutefois compensée par une constante : un savant mélange des genres. Chez Def Mama Def, la tradition sénégalaise n'est jamais très loin – les deux femmes ne chantent d'ailleurs quasiment qu'en wolof, et musicalement, le mbalax et les rythmes marqués au sabar se côtoient. Mais la musique du duo est avant tout un joyeux bouillonnement où les influences de leur enfance croisent et rencontrent l'afrobeats nigérian, le kwaito ou l'amapiano sud-africains. Un engagement féministe profond Cette énergie communicative se retrouve sur scène, où Defa et Mamy Victory déboulent dans leurs tenues extravagantes, volontairement sexy, armées de faux ongles acérés et accompagnées de leur tambour. En clair, Def Mama Def n'a pas peur de prendre de la place. Dans la chanson « Jigeen » – « la femme » en wolof – elles racontent ainsi les difficultés que les femmes rencontrent dans une société patriarcale, mais aussi la résilience féminine, leur force à elle, et celle de toutes les autres. Avec un credo qui a le mérite d'être clair : « on ne revendique pas, on vient et on prend tout ». À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
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Elles font partie des dix finalistes du prix Découvertes RFI : le duo sénégalais Def Mama Def. Un tandem féminin et féministe dont le premier album, Jaar Jaar, dit haut et fort leur volonté de dynamiter les codes et les injonctions.
Def Mama Def, c'est deux femmes : Defa, 31 ans et sa voix cristalline d'un côté ; Mamy Victory, 36 ans, à la voix plus rauque de l'autre. Les deux ensemble, cela donne donc Def Mama Def, un jeu de mots entre leurs prénoms et l'expression « donnant-donnant » en wolof. Car les deux trentenaires veulent recevoir autant d'énergie qu'elles en ont à revendre, et cela, elles en ont.
Leur premier album, Jaar Jaar, regorge donc de titres conçus comme des appels à la danse auxquels il est difficile de résister (« Kalanakh » ou « Yalla Du Juum » en tête), mais aussi d'autres plus doux, aux influences presque r'n'b – « Sunu Life » par exemple.
Cette diversité est toutefois compensée par une constante : un savant mélange des genres. Chez Def Mama Def, la tradition sénégalaise n'est jamais très loin – les deux femmes ne chantent d'ailleurs quasiment qu'en wolof, et musicalement, le mbalax et les rythmes marqués au sabar se côtoient. Mais la musique du duo est avant tout un joyeux bouillonnement où les influences de leur enfance croisent et rencontrent l'afrobeats nigérian, le kwaito ou l'amapiano sud-africains.
Cette énergie communicative se retrouve sur scène, où Defa et Mamy Victory déboulent dans leurs tenues extravagantes, volontairement sexy, armées de faux ongles acérés et accompagnées de leur tambour. En clair, Def Mama Def n'a pas peur de prendre de la place.
Dans la chanson « Jigeen » – « la femme » en wolof – elles racontent ainsi les difficultés que les femmes rencontrent dans une société patriarcale, mais aussi la résilience féminine, leur force à elle, et celle de toutes les autres. Avec un credo qui a le mérite d'être clair : « on ne revendique pas, on vient et on prend tout ».
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