Sorry, no results.
Please try another keyword
Podcast
Podcasts inspirants pour une nouvelle vie à l'international
Engagement & Société
Avez-vous déjà envisagé de changer de vie et de vous installer au Canada ? Sur « La radio des Français dans le monde », Gauthier Seys nous invite à explorer les défis et les préparatifs nécessaires pour une expatriation réussie au Canada. Il...
Avez-vous déjà envisagé de changer de vie et de vous installer au Canada ? Sur « La radio des Français dans le monde », Gauthier Seys nous invite à explorer les défis et les préparatifs nécessaires pour une expatriation réussie au Canada. Il est rejoint par Aurélie Gualtieri et Sylvain Rossero du bureau Europe de Desjardins, groupe financier coopératif contribuant au développement des communautés, qui partagent leurs expériences personnelles et professionnelles de la mobilité internationale. L’épisode s’adresse à tous ceux qui envisagent de vivre cette aventure, en soulignant l’importance d’une préparation minutieuse, notamment dans le domaine financier. Aurélie Gualtieri et Sylvain Rossero apportent leur expertise du bureau Europe de Desjardins : Desjardins est la 1re institution financière coopérative au Canada ou la plus importante en Amérique du Nord. Aurélie, originaire du Loir-et-Cher, a commencé son parcours international en Irlande pour améliorer son anglais avant de s’installer au Canada avec sa famille. Sylvain, de Grenoble, a travaillé pendant deux décennies dans une grande banque française avant de s’installer à Toronto avec sa famille. Tous deux ont vécu les complexités de l’installation au Canada et utilisent maintenant leurs expériences pour accompagner d’autres expatriés. L’épisode se concentre sur les préparatifs essentiels pour une expatriation réussie au Canada, en mettant un accent particulier sur la gestion financière. Aurélie et Sylvain partagent des anecdotes personnelles sur les défis rencontrés, tels que l’adaptation au système bancaire canadien et les procédures d’immigration. Ils soulignent l’importance d’être bien informé et accompagné pour éviter les erreurs courantes et réduire le stress lié à une telle transition. Grâce à leur rôle chez Desjardins, ils offrent des conseils pratiques pour aider les futurs expatriés à naviguer dans cette aventure avec plus de sérénité. https://www.desjardins.com/a-propos/desjardins/gouvernance-democratie/structure/bureau-representation-europe/index.js Chapitrage du podcast :00:00:01-Bienvenue et introduction des invités00:00:43-Décision de partir au Canada00:01:86-Préparation bancaire avant le départ00:02:131-L’expérience d’Aurélie en Irlande et premier départ au Canada00:02:161-Difficultés rencontrées en arrivant au Canada00:04:287-Le processus du « tour du poteau »00:05:310-Retour en France et rejoindre Desjardins00:06:343-Décision de Sylvain de partir au Canada00:06:409-Déménagement de Sylvain et arrivée à Toronto00:07:448-Accompagnement bancaire par Desjardins00:09:577-La to-do list pour un départ au Canada00:11:711-Histoire de Desjardins et rôle actuel Transcription IA du podcast : Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent, qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Aurélie Gualtieri et Sylvain Rossero de Desjardins. 10 minutes, 10 minutes, le podcast des français dans le monde. Vous avez envie de changer de vie et pourquoi pas le Canada ? Mais attention, un homme averti en veut deux. Voici un podcast essentiel à écouter avec mes deux invités Aurélie et Sylvain qui font partie du bureau Europe de Desjardins. Aurélie, bonjour, bienvenue. Bonjour Gauthier. Première fois à la radio ? Première fois. Tu vas voir, ça ne fait pas mal. Quant à Sylvain, je l’ai déjà reçu à ce micro. Bonjour, bienvenue Sylvain. Alors on va ensemble, tous les trois. Échanger sur cette grande expérience, vivre une aventure à l’étranger, au Canada. Ce qu’on va raconter fonctionne pour l’entièreté du Canada parce que le pays est grand quand même. Il va fonctionner en tout cas pour Desjardins sur la partie bancaire, il va fonctionner sur le Québec et sur l’Ontario, sur la partie assurance pan canadien donc le Canada en entier et pour nous quant à nos expériences dont on parlera en effet on est sur le Québec et l’Ontario. Alors, comme je le disais, un homme averti en vaut deux. Avant de partir, il y a pas mal de choses à préparer. Il faut notamment se préparer sur le domaine bancaire. On va faire la preuve par l’exemple avec Aurélie qui s’était mal préparée et Sylvain qui s’était mieux préparé. Il y a un bon élève et une mauvaise élève. Toi, tu es au fond de la classe, Aurélie, à côté du radiateur. Ça, c’est sûr. Je suis même de dos, professeur. Alors on commence justement par ton parcours, tu originaires du Loire et Cher dans la région centre, des études dans le commerce et la communication, tu commences une première aventure à l’international en Irlande. Qu’est-ce qui t’a amené en Irlande ? Je voulais développer mon anglais justement parce que j’avais d’autres projets de parcourir un peu le monde à l’époque et mon anglais n’était vraiment pas bon donc je suis allée plusieurs mois en tant que professeur de français en Irlande pour essayer d’acquérir justement l’anglais. Au retour tu travailles dans les énergies renouvelables et puis ensuite Avec ton mari qui a de la famille au Canada, vous vous dites tiens ce serait une bonne expérience, pourquoi pas tenter ça. Vous avez des enfants, c’est aussi l’occasion pour eux d’avoir un mindset un peu différent sur le fait d’être citoyen du monde. Résultat, vous allez vous lancer dans une demande de PVT. On peut rappeler que le PVT au Canada est un système de tirage au sort qui doit donner des frissons. Eh oui, parce que t’as beau être marié, t’as beau vivre en concubinage ou autre, ça ne te garantit pas de PVT. C’est chacun pour soi à ce moment-là, et puis c’est une loterie. Donc on a joué la première année et on en a à moitié perdu. On a à moitié perdu parce que toi tu gagnes, mais ton mari non. Donc un peu asynchrone sur le sujet, tu vas commencer seul là-bas. Et puis, à part le logement où tu t’étais préparé avant de partir, t’as eu quelques petits soucis arrivés sur place, alors notamment sur la partie financière. On peut, par exemple, aux auditeurs expliquer que le système de la carte de crédit, comme on dit en France, qui est plutôt en France une carte de débit, fonctionne différemment. Et quand on ne le sait pas, on a un peu perdu. Complètement, en fait, je me suis tellement projetée pour partir à l’étranger. que je voyais surtout gérer mes meubles, gérer tout ce qu’il y avait en France avant de partir. Ensuite, à l’arrivée, gérer pareil les écoles, etc. Que toute la partie financière, je ne m’en suis absolument pas occupé parce que je ne me suis pas posé une seule fois la question que le domaine financier là-bas fonctionnait différemment de en France. Je sais que c’est dans une autre devise, mais en fait, ça s’arrêtait là, mes connaissances. Et là, arrivé là-bas, j’ai compris qu’il y avait deux cartes et quand je suis arrivé à une caisse, elle m’a dit, vous payez comment ? Débit ou crédit ? Et là, c’était le drame. Je ne comprenais pas. Alors c’est sûr qu’on a beaucoup de choses à préparer quand on vit à l’étranger, donc ce n’est pas forcément en haut de la liste. En effet, on se soucie de détails du quotidien, mais pourtant, l’argent, ça va quand même être assez important. Donc là, tu vas avoir des petites galères. Tu vas avoir des petites galères également avec le service immigration, le permis ouvert, le permis fermé, le tour du poteau. Tu as connu tout ça ? Oui, j’ai connu tout ça en fait. À l’époque, on pouvait encore faire le tour du poteau, donc je l’ai fait environ quatre fois avec mon conjoint pour justement, après le PVT, pouvoir rester sur le territoire parce que notre demande était toujours en cours auprès de l’immigration pour lancer une résidence permanente. Et au final, il a fallu qu’on passe par un permis fermé, on est passé par un permis ouvert, on a alterné tous les deux. Le Covid s’est installé, donc ça a été assez compliqué. Alors on rappelle que le tour du poteau, c’était quitter le Canada pour faire le tour du poteau, rentrer aux Etats-Unis et revenir au Canada. Et que maintenant, ça n’existe plus. En écoutant la radio des Français dans le Monde, vous avez appris ça. Le système s’est numérisé aujourd’hui. En tout cas, ça donne des frayeurs ? Ça donne des frayeurs. Ça donne surtout de l’incertitude, en fait, parce que malgré tout, on est quand même avec des enfants et on ne sait jamais, en fait, dans les six mois prochains, l’année suivante ou autre, est-ce qu’on a possibilité encore de pouvoir rester sur le territoire ? C’est ça, c’est quand on est solo ou en couple, mais qu’on a en plus des enfants, il y a quand même l’heure à venir à l’école et tout ça qui rentre en jeu. Donc, il ne faut pas déconner sur le sujet. Ça empêche de dormir de temps en temps, peut-être un peu. Oui, un petit peu. C’est un peu angoissant. En 2022, retour en France. Et là, tu vas rejoindre Desjardins. Et comme tu as bien connu cette position, tu vas désormais aider les futurs partants. On va en parler dans un instant. Je me tourne vers Sylvain. Toi, tu es originaire de Grenoble. Tu vis aujourd’hui à Lyon, tu fais des études de communication et commerce et tu bosses pendant 20 ans dans une grande banque française, notamment dans le domaine de la gestion de patrimoine. Et comme pour Aurélie, un jour, avec ta conjointe, tu te dis, une aventure à l’international, ça pourrait être vraiment chouette. Comment vous avez fait le choix du Canada ? Ça a été une grosse prospection, en fait, pour tout te dire. Moi, j’ai une partie de ma belle famille qui est aux Etats-Unis, donc on s’est posé la question des Etats-Unis. Il y avait l’Angleterre, qui n’était pas loin, parce que nous, on cherchait vraiment l’anglophonie pour le coup. Et le Canada, c’est un peu imposé comme étant le mix parfait entre les Etats-Unis et la France, finalement, en termes de santé, d’éducation et beaucoup de choses. Donc, on s’est dit, tentons l’aventure. Et nous, on est partis pour le coup à Toronto. On s’est mis vraiment, on s’est baigné dans l’anglophonie. Tu l’as fait comme un vrai banquier, avec un tableur Excel, les avantages et les inconvénients de chaque pays ? Bah oui, c’était sûr ! Moi c’était sur un bout de papier que j’aurais perdu, toi c’était sur un tableur Excel, évidemment. En tout cas, en 2017, vous décidez donc de partir. Le petit dernier, vous avez trois enfants. Il a six semaines. Là, c’est sport quand même de vivre ce genre de déménagement. Ouais, c’est ça. En 2017, on se dit on va partir. C’est un peu long. Le processus d’immigration est long. Finalement, on part en 2019. On devait partir, mais on a un petit dernier qui arrive un peu par surprise. Donc, on attend qu’il naisse en France et puis on part. Il a six semaines. Et du coup, ça décale un peu le tout et on part en décembre 2019. Et trois mois après, le monde ferme. Donc, un peu compliqué. Tu ne l’avais pas mis dans le tableur, le petit dernier. Non, le petit dernier, le Covid, je l’avais oublié dans le tableur. Et comme tu bosses dans le domaine de la banque déjà, tu connais Desjardins et tu vas te faire accompagner. Alors, ça va être la différence avec Aurélie. Justement, pour bien comprendre le nouveau fonctionnement qui t’attend, tu vas t’enseigner en amont. Exact. Je me renseigne parce que j’ai en effet entendu parler de Desjardins. Donc, je contacte le bureau puisque Bureau en France était déjà là, donc nos prédécesseurs finalement. qui m’explique les tenants, les aboutissants, qu’on peut être accompagné, qu’on peut commencer à ouvrir le compte de France, qu’on peut en arrivant juste se faire authentifier finalement dans une caisse et puis avoir déjà la carte, le cache et tout ce qui va bien. Donc je prends le process, comment on me l’amène et je suis vraiment très bien accompagné pour le coup. Et c’est vrai qu’en arrivant à Toronto, le lendemain, mais vraiment le lendemain de notre arrivée, on est arrivé dans l’agence de Toronto Desjardins. Et tout simplement, on nous a remis, on a signé les papiers, on nous a remis notre carte, on nous a donné du cash et puis l’avis financier était parti et on m’a expliqué aussi en effet sur place, le conseiller m’a bien expliqué comment fonctionnait cette carte de crédit, cette carte de débit, les placements, enfin tout ce qui allait bien. Donc bien accompagné. Ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, les différences avec la France. Parce qu’on a quelques habitudes. Moi, je me souviens, la première fois que j’ai voyagé loin, c’était aux États-Unis. Je ne savais pas faire le plein de ma voiture arrivée à la station essence. C’est des petits bugs culturels. Mais voilà, quand on ne connaît pas le système, déjà, on peut faire des erreurs et ça peut donner des aigreurs. C’est pour faire rimer. Exactement. Le fait d’avoir eu cet accompagnement et Aurélie non, évidemment aujourd’hui vous êtes tous les deux à la tête d’un bureau pour accompagner les Européens qui vont se diriger vers le Canada. C’est quoi ? C’est de la tranquillité en plus ? Clairement, c’est vrai qu’on s’en parle avec Aurélien, mais de pouvoir être accompagné, tu sens quand même qu’on te tient la main sur un sujet qui est quand même le sujet de la finance. Donc c’est ton argent, ton voie, etc. C’est toujours un sujet un peu anxiogène. D’être accompagné, qu’on te tienne la main comme ça un peu au départ et qu’on te la récupère à l’arrivée, c’est quand même une source de stress en moins, clairement. Clairement, on garde son compte en France aussi. On doit un peu jongler. Là, on est conseillé. Vous, vous conseillez aujourd’hui sur ce genre de point ? On conseille automatiquement à toutes les personnes qui partent en immigration de conserver un compte bancaire français, quitte à le mettre au minimum d’un point de vue service. Mais c’est vraiment important parce qu’on ne sait jamais combien de temps on part. Et il peut y avoir des aléas de la vie, malheureusement, comme des décès ou autres, et où on a besoin d’un compte bancaire français. Donc c’est très important d’en conserver un en France. Les impôts, il ne faut jamais oublier que c’est l’année d’après. Donc si vous fermez votre compte, vous n’avez pas moyen de payer les impôts. Ils disaient ça, pareil au Canada. Quand vous avez devant vous quelqu’un qui veut vivre cette aventure, c’est compliqué peut-être parfois, parce qu’il y a des questions qui doivent dériver, doivent poser des questions sur le système de santé, etc. Comment vous faites ? Parce que vous n’êtes pas non plus un expert intégral sur tous les domaines du Canada ? Non, c’est clair, on a notre champ d’expertise, évidemment, mais tu as raison, ça dérive, mais on a aussi beaucoup de partenaires. Donc, c’est aussi l’avantage du bureau qu’on a en Europe. On a énormément de partenaires sur le territoire de la mobilité internationale, donc pour la santé, la relocalisation, etc. Et nous, on a cet avantage de pouvoir aussi les orienter vers les bons interlocuteurs parce qu’on trouve beaucoup de choses sur Internet. Certaines sont vraies, d’autres sont fausses. D’avoir les bons interlocuteurs, ça va nécessairement aider. Et puis, ça dérive aussi sur le personnel. Je pense qu’Aurélie peut corroborer, mais on me pose beaucoup de questions. Est-ce qu’il fait froid ? Comment c’était avec des enfants ? Ils veulent toujours avoir notre point de vue personnel, notre expérience personnelle, donc on l’amène. Mais comme on dit, c’était la nôtre, la leur sera sûrement différente. Et de toute façon, la mobilité internationale change tout le temps. Elle est en constante évolution. Ce qui s’est passé avec nous il y a cinq ans n’est plus d’actualité. On va sortir un tableur du coup, Sylvain, pour les auditeurs qui nous écoutent. C’est quoi le bon rétro-planning entre l’envie de vivre cette aventure, l’organisation, le départ ? Il faut prévoir quoi ? La to-do list, comme tu le dis, elle existe. Quand tu vas te marier, tu fais une to-do list. Quand tu pars à l’étranger, tu fais une to-do list. Donc, il faut prévoir tout ce qui est à prévoir, picocher les choses une à une. La banque, très clairement, ne va pas être dans le point de départ parce que ton point de départ, c’est l’immigration. C’est clair. Comment je vais rentrer dans le pays ? Mais à un moment, la banque va arriver dans ce point-là d’accompagnement de la banque. Nous, souvent, ce qu’on explique, que ce soit Reni ou même nos deux collègues, Julie et Lydia, ce qu’on fait, c’est qu’on dit, en gros, quand tu as ton billet d’avion dans les mains, c’est-à-dire trois, quatre mois avant, c’est ce moment-là où tu peux décider de commencer à préouvrir ton compte depuis ton pays d’origine, puisqu’on accompagne toute l’Europe. Donc, nous, on les accompagne à partir de ce moment-là pour avoir le délai tranquillement d’ouvrir un compte à distance, tranquillement de faire un virement des fonds un mois avant de partir, pour qu’en arrivant, tout soit sur place. Ça va être assez grisant finalement, parce que je suppose qu’arrivés sur place, ils vous donnent des contacts et tout ça, ils vous rappellent, ils vous envoient des mails, des photos. Ouais, on a des témoignages, c’est vrai qu’on est dans l’accompagnement, donc les gens souvent nous réécrivent en disant « ça y est, je suis arrivé » ou « ça y est, j’ai trouvé un boulot, c’est super, l’aventure continue ». Et puis pour nous, c’est très agréable, en effet, on a un travail qui est, comme tu dis, grisant et très gratifiant parce que quand t’accompagnes les gens, c’est une bonne action, tu vois. On est là pour les aider, nous. Donc c’est un super travail, on a vraiment de la chance d’être dans ce bureau et puis on espère en accompagner encore plein. J’aurais juste rajouté un petit truc, c’est qu’ils arrivent et ils sont sereins. Et ça, c’est important. Et ça, pour le domaine de la banque, ça n’a pas de prix. En effet. Elle est pas mal pour terminer cette interview avec Aurélie et Sylvain de Desjardins, le bureau Europe, qui prépare les nouveaux arrivants. Merci beaucoup d’avoir été avec nous sur l’antenne de la radio des Français dans le Monde. Et puis à très vite. Merci. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr. et sur YouTube en cherchant Français dans le Monde. __________________________________________________Podcast n°2608 (novembre 2025) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationaleRadios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE »Installez l’APP pour votre mobilewww.fdlm.fr The post Desjardins : Votre allié pour une nouvelle vie au Canada appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
13 février 2026 -
Comment la mobilité internationale peut-elle transformer votre vie et vous offrir des opportunités inattendues ? C’est la question que nous explorons dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde » réalisé en partenariat avec l’association des...
Comment la mobilité internationale peut-elle transformer votre vie et vous offrir des opportunités inattendues ? C’est la question que nous explorons dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde » réalisé en partenariat avec l’association des occitans dans le monde « Racines Sud ». Gauthier Seys s’entretient avec Flora Tissier, lauréate du prix Jeune Expat de Racine Sud, qui partage son expérience de vie à l’étranger. Flora nous transporte dans son univers entre la nostalgie de son Occitanie natale et la réalité de sa vie actuelle dans le froid du nord des États-Unis. Flora Tissier est une jeune expatriée dynamique qui a su tirer parti des opportunités offertes par la mobilité internationale. Ancienne athlète de haut niveau, elle a commencé sa carrière sportive en France avant de s’envoler pour les États-Unis à l’âge de 18 ans. Flora a étudié et couru pour l’université SMU à Dallas, où elle a découvert un système sportif universitaire très différent de celui de la France, avec un encadrement professionnel impressionnant. Aujourd’hui, elle vit au Michigan et se dirige vers une carrière dans le recrutement, tout en continuant à cultiver sa passion pour le sport à travers le tennis et le badminton. Dans cet épisode, Flora partage les défis et les joies de sa vie d’expatriée. Elle évoque son parcours académique et sportif, son adaptation à une nouvelle culture, et les compétences qu’elle a développées en vivant à l’étranger. Flora discute de son désir de rester aux États-Unis et de son rêve de faire un stage à New York cet été. Elle offre une perspective inspirante sur la manière dont la mobilité internationale peut enrichir la vie personnelle et professionnelle, tout en encourageant chacun à saisir les opportunités qui se présentent pour devenir la meilleure version de soi-même. https://www.linkedin.com/in/ftissier/?locale=fr_FR __________________________________________________ Podcast n°2642 (février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr The post De Montpellier aux États-Unis : l’aventure internationale de Flora Tissier appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
12 février 2026 -
La radio des Français dans le monde vous fait découvrir l’artiste Canadienne Goodbye Karelle Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », notre invité est Goodbye Karelle, artiste montréalais avec des liens profonds avec la France....
La radio des Français dans le monde vous fait découvrir l’artiste Canadienne Goodbye Karelle Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », notre invité est Goodbye Karelle, artiste montréalais avec des liens profonds avec la France. Ayant écrit son premier album à Paris après une rupture amoureuse, Goodbye Karelle partage son amour pour la culture française et son expérience de vie entre les deux pays. En plus d’être musicien, il a également une carrière dans le cinéma, bien que la musique reste son moyen privilégié d’expression. Il nous parle de son parcours unique, de son identité de genre et de son engagement pour la communauté queer. Au cours de cet épisode, nous abordons des sujets variés allant de l’impact culturel de vivre à Montréal à la dynamique des relations franco-canadiennes. Goodbye Karelle nous raconte comment la musique lui permet de s’exprimer librement et de se connecter avec son public. Nous discutons également des défis politiques actuels, notamment ceux posés par les discours anti-queer aux États-Unis, et de l’importance de la résilience et de l’activisme. Enfin, Goodbye Karelle partage ses réflexions sur l’inspiration qu’il puise dans la culture pop européenne et ses espoirs pour l’avenir. https://www.instagram.com/goodbyekarelle/ Transcription IA du podcast : Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde, pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seysse et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Goodbye Carel, direction Montréal. 10 minutes. Quelques milliers de kilomètres nous séparent. Goodbye Carrel. Et une météo qui doit être sensiblement différente. L’hiver à Montréal, c’est pas pour rigoler. Non, il fait moins 25, mais il fait moins 40 il y a trois jours. Il y a une vague de froid épouvantable qui traverse actuellement le territoire nord-américain. On a du mal en France de s’imaginer ce que c’est que moins 25 degrés. Ça veut dire que quand tu sors et que tu vas faire des courses, tu congèles en marchant? Non, tu as des manteaux adaptés, tu as des foulards, tu as des bonnets, tu te mets des bonnes bottes. Le pire, je ne crois pas que c’est le froid, mais c’est la neige. Il y a eu 160 cm de neige hier. Donc, c’est difficile de retrouver ton auto si tu ne te souviens pas où tu l’as stationnée. Ton auto est juste sous la neige. Je pense que c’est plus difficile de marcher des fois pour aller justement faire l’épicerie que le froid. En tout cas, pour moi, ça fait 30 ans que je le vis, donc c’est habitué. Mais pour nos auditeurs qui rêvent de vivre au Canada et qui débarquent avec leur petit manteau qu’ils ont acheté, ça ne va pas aller. Ça ne va pas le faire. Il faut s’adapter. Alors on entend ce petit accent de Québec. L’histoire entre la France et le Québec a toujours été passionnée, très culturelle, très musicale aussi. Tu es souvent en France. Déjà cinq fois cette année, tu es venu nous retrouver pour des festivals, pour des concerts. C’est quoi cet amour qu’il y a entre nos deux pays? Moi, j’aime beaucoup la France. J’ai écrit mon premier album il y a quatre ans à Paris. Je sortais d’une relation amoureuse qui m’avait fait beaucoup de peine, puis j’avais besoin de quitter Montréal. Donc je suis parti, je suis allé à Paris, puis je suis resté trois mois. Puis j’ai écrit mon premier album là-bas, donc je pense que j’ai déjà une relation assez particulière avec la France. Après, on a signé avec une équipe française, donc ils me font faire beaucoup de spectacles là-bas. Moi, je l’aime beaucoup ça. Après, j’ai hâte de faire des spectacles, je pense, dans ma ville ou du moins dans mon pays. C’est peut-être un peu plus intimidant comme c’est plus des gens que je connais et qui me connaissent. Il y a quelque chose de rassurant dans le fait que les gens ne te connaissent pas. Là j’étais très étonné parce que j’ai fait deux spectacles la semaine dernière à Nantes et à Paris et les gens étonnamment chantaient quand même mes paroles donc je suis plus incognito. Tu es dans une famille d’artistes, la musique était au cœur de ta vie. Et donc, tout à fait normalement, tu vas commencer ta carrière en faisant du cinéma. Alors là, je ne l’ai pas compris. Il faut que tu m’éclaircisses le truc. Ouais, je pense que j’avais un amour des films très jeune. J’avais comme cette espèce d’obsession avec les films, avec le travail d’acteur. Je pense que les films me touchaient beaucoup, puis je pense que j’essayais de comprendre comment les acteurs font pour toucher quelqu’un à travers un écran. J’ai rencontré quelqu’un par des amis de la famille qui était agent d’artistes. J’ai commencé à faire ça, puis j’ai fait ça depuis que j’avais 13 ans. Mais la musique a toujours été, pour moi, un exutoire, puis ma façon de canaliser mes émotions. Je suis toujours été quelqu’un de très anxieux, puis ça a toujours été pour moi une façon de sortir de ma tête. C’était la musique, c’était pas le cinéma qui faisait ça. Le cinéma, à la limite, c’est assez présenté, mais c’est pas ton dada. Je pense que j’aime beaucoup, mais à un moment donné, je me posais beaucoup de questions sur moi, sur qui j’étais, sur mon identité de genre notamment, qui a toujours été un peu complexe depuis que je suis enfant. Mais quand tu tournes des films et des séries toute ta vie, et que tu incarnes toute ta vie des femmes, des filles, à un certain moment donné, moi c’est devenu trop intense, donc il a fallu que je me retire un peu. pour prendre soin de moi, de ma santé mentale, de comment je me sentais, de ce que j’étais, ce que je n’étais pas. Puis à ce moment-là, j’ai fait mon premier album et je n’ai pas arrêté depuis. C’est quand même libérateur pour moi d’avoir le contrôle sur mon projet, puis de pouvoir parler de moi au masculin si j’ai envie d’en parler au masculin. C’est ça, la musique, en tout cas, tu peux être toi-même. En l’occurrence, on parle de cet album qui est intime avec cette voix chaude. Tu peux restituer, tu le disais, venir à Paris et même ta séparation, ta rupture, ça peut être inspirant dans le décor de la grisaille parisienne. Ça t’a inspiré d’ailleurs? Ben oui, c’est sûr, c’est sûr que ça m’a inspiré. Je me ramassais tout seul, j’étais tout seul dans un petit appartement à Paris. Au début, j’avais pas d’amis, je connaissais personne. Il faisait plus chaud qu’ici. Il y avait des danettes, on a pas ça au Québec, j’adore ça, c’est ma passion. Les petits pots de dessert là? Donc c’était réconfortant, il y avait des très bons restaurants ici, mais je pense juste d’être dans un autre pays, loin de chez soi, ça m’a fait énormément de bien, j’ai rencontré des gens, je me suis fait des amis, donc c’est sûr que ça m’a aidé, j’aurais pas pu écrire cet album autrement. Cela dit, aujourd’hui, tu évoquais ton identité de genre, tu évoquais la culture queer dans laquelle tu baignes. Tu es à Montréal, à quelques kilomètres d’un pays où il y a un monsieur tout orange qui aujourd’hui s’acharne particulièrement sur cette culture queer. Comment tu le vis? C’est peut-être dur. Ça fait de la peine. Je pense que ça donne encore plus envie de se battre. Il y a des gens qui se sont battus avant nous. Je pense que c’est important qu’on continue à le faire. Mais ça me brise le cœur. C’est horrible. J’ai des amis qui se sont fait enlever leur passeport avec leur nouvelle identité de genre sur leur passeport. Ils se le sont fait enlever. C’est tout à refaire. C’est horrible ce qui se passe, on est quand même à l’abri ici au Québec, du moins pour l’instant, mais il faut rester sur ses gardes, il faut parler, il faut parler fort, il faut s’affirmer, puis oui, je vais rentrer en guerre. Au-delà de ce discours insupportable de Trump envers la communauté queer, il y a aussi un acharnement sur le peuple canadien. Ils veulent faire de vous un 51e état. Alors j’ai du mal à me rendre compte. Nous, on est en France, on a quand même l’océan qui nous sépare. J’ai du mal à me rendre compte comment on se réveille, qu’on entend ce gars dire un truc pareil et qu’on vit sa journée après. On est sonné, on est décontenancé, on est agacé. Je pense pas que ça va arriver, donc je le laisse parler. Je pense qu’il a envie de parler, puis il a envie de faire son spectacle. Mais j’ai pas peur de ça. Et venir aujourd’hui en France pour monter sur scène, pourquoi pas à Londres, à Berlin, quelque part l’Europe t’y installerait bien? Je ne sais pas si je m’y installerais. J’ai mon amoureuse ici à Montréal. J’ai le rêve d’avoir une famille. J’aime beaucoup Montréal. Montréal, c’est une ville formidable avec une ouverture d’esprit. J’ai grandi là-dedans et ça m’a quand même aidé. Ça m’a aidé à m’affirmer. J’aime Montréal, j’aime le changement de température, je trouve qu’il n’y a rien de beau comme le printemps qui arrive ici. En Europe, on ne le ressent pas ce le moins 25, puis après c’est le printemps qui arrive, c’est genre une euphorie. C’est extraordinaire, donc je pense que juste pour ça, je resterais quand même ici. Mais quitte à faire beaucoup d’aller-retour en Europe, assurément. J’adore l’Europe, j’aime ça, j’ai des amis là-bas, je commence à avoir mes repères aussi quand je vais en Europe, donc peut-être un peu des deux. Est-ce que la culture pop européenne t’inspire en particulier? Oui, j’aime beaucoup la culture pop française, j’aime beaucoup la culture de rap français, j’en consomme beaucoup. J’en ai deux morceaux sur mon album, donc oui, j’aime beaucoup ça, j’ai depuis toujours que je consomme de la chanson française de France. Quel est l’artiste que tu écoutes le plus, l’artiste français que tu écoutes le plus? J’ai commencé à écouter Ben PLG que j’aime beaucoup. J’ai des amis à Paris, Nina, Versip et Nour, qui ont sorti des projets que j’aime énormément. J’écoute tellement de tout. C’est vraiment difficile de choisir un en particulier. J’écoute vraiment de tout. Je n’ai jamais vraiment eu un artiste préféré de tous les artistes. J’écoute de tout en même temps, j’écoute du classique, j’écoute du rap, j’écoute Bob Dylan, j’écoute tellement de choses en même temps, donc c’est trop dur à dire. Sur la radio des Français dans le Monde, on entend Oxybalade. On est dans quelque chose, comme on le disait tout à l’heure, de très intime. C’est très particulier d’être artiste, d’avoir écrit des choses très privées et ensuite de monter sur scène et de les livrer au plus grand nombre. Faut oser quand même, faut y aller. Je pense que c’est là où c’est vraiment libérateur, justement. Je suis quelqu’un d’anxieux, quand même. Écrire des chansons, c’est une façon pour moi de sortir ça de ma tête, de mon cœur. Ça fait vraiment du bien. Je pense que si ça reste dans mon calepin, chez moi, dans ma carte de son, sur mon ordinateur, Mais c’est pas là où c’est libérateur. Moi je pense que justement c’est de le chanter puis de l’assumer devant les gens, de voir que les gens sont touchés parce que tu chantes, tu te sens moins seul. Tu te sens moins seul dans tes peines, dans tes craintes, dans tes angoisses. Je pense que c’est là au moins où ça me fait du bien. J’ai un pouvoir magique. Tu peux là rentrer en studio avec qui tu veux, vivant ou mort, pour faire un duo. Avec qui tu vas rentrer en studio? Eléonore Cohen, sûrement. Très bien. Bon, on lui passe un coup de fil, on tient au courant. Ton album est disponible. Je vous invite à vous y plonger. On passe un excellent moment avec Goodbye Carel. Merci d’avoir été avec nous sur l’antenne de la radio des Français dans le Monde. Un petit message à tous les Français amoureux du Canada et à tous les Canadiens amoureux de la France. Qu’est-ce que tu leur dirais? Je leur dirais merci à la France pour les danettes parce que c’est vraiment quelque chose que j’aime beaucoup. C’est une obsession la danette. C’est vraiment une obsession. Les musiciens quand on part en tournée, ils sont genre calme-toi, arrête d’en manger. Je dirais très difficile d’arrêter de fumer. Pour un Canadien qui fume, qui veut arrêter, qui va en France, je pense que c’est un peu une tâche impossible. Et puis pour les Français qui viennent au Québec, achetez-vous un bon manteau pour les veuves, mais le printemps à Montréal, c’est la plus belle place au monde. Pour mon information personnelle, vanille ou chocolat pour la danette? Caramel. Ah caramel, très bien, l’autre goût, le troisième goût. Merci beaucoup en tout cas pour ce moment. A bientôt sur la radio des Français dans monde. Le Merci beaucoup. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr. __________________________________________________ Podcast n°2654 (février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr The post De Paris à Montréal : une aventure musicale par Goodbye Karelle appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
11 février 2026 -
Avez-vous déjà envisagé de tout quitter pour partir à l’aventure autour du monde avec seulement un sac à dos ? Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le Monde », Gauthier Seys nous invite à explorer cette...
Avez-vous déjà envisagé de tout quitter pour partir à l’aventure autour du monde avec seulement un sac à dos ? Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le Monde », Gauthier Seys nous invite à explorer cette idée fascinante avec son invitée, Pauline Fournis. Aventurière dans l’âme, Pauline partage son expérience de voyage de 18 mois à travers plusieurs continents, une aventure qui a profondément marqué sa vie et pourrait bien inspirer ceux d’entre nous en quête de nouvelles perspectives. Pauline Fournis n’est pas étrangère aux auditeurs de ce podcast, ayant déjà partagé ses projets il y a deux ans avant de partir pour son périple mondial. Avec un parcours impressionnant qui l’a menée de l’Amérique latine à l’Asie, et même à travers l’Europe à vélo, Pauline incarne l’esprit du voyageur moderne. Son blog, On se fait la malle, et ses réseaux sociaux ont permis à ses followers de suivre ses aventures en temps réel, offrant un aperçu de la vie d’une nomade moderne. Dans cet épisode, Pauline revient sur les moments forts et les défis de son voyage, y compris sa récente aventure en solo en Nouvelle-Zélande. Elle aborde également les questions de sécurité en tant que voyageuse solo et les leçons qu’elle a tirées de ses expériences. En discutant de son retour en France et de ses réflexions sur l’avenir, Pauline explore l’équilibre entre son amour pour l’exploration et le désir de se poser. Un épisode inspirant pour tous ceux qui rêvent de découvrir le monde tout en cherchant leur propre chemin. Blog : onsefait-lama-lle.fr Instagram/Facebook/Tiktok : @onsefait_lama_lle Polarstep : On se fait Lama’lle Transcription IA du podcast : Et si ce podcast était le début de votre nouvelle vie? Bienvenue sur Français dans le Monde, le média de la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Pauline Fourny. On va la qualifier d’aventurière. 10 minutes. Faut pas grand chose dans un sac à dos. Le minimum vital pour pouvoir se promener dans le monde. Pauline, on sait quelque chose. Bonjour et bienvenue. Re-bienvenue. Bonjour, avec désir de m’accueillir une nouvelle fois à l’antenne. En effet, on s’est parlé il y a deux ans, à l’époque, avec Jimmy, ton petit ami. Vous nous avez contactés avant de partir pour une grande aventure qui vous a emmené en Amérique du Sud, Amérique centrale, Asie du Sud, Asie centrale, et puis ensuite une petite balade en vélo de la Finlande jusqu’en Norvège. Pour commencer, Pauline, d’où te vient cette envie de te promener dans le monde? Je pense que ça vient de mon enfance. J’ai mes parents qui se sont séparés assez tôt. Ma mère habitait sur Paris, mon père à Lyon. Je faisais des déplacements tous les quinze jours. Donc, j’ai toujours eu un quotidien où j’étais dans les transports. Et surtout, j’ai deux parents qui sont amoureux des voyages. Donc, j’ai eu la chance de parcourir le monde avec eux plutôt en vacances, pas en voyage en mode backpacker ou autre. Mais voilà, faire deux semaines, un mois de voyage à l’étranger dans des destinations différentes sur les cinq continents. Donc je pense que mon envie de voyage et d’aventure vient de mes parents au final. Alors cela dit, c’est assez différent de partir en vacances ou de partir 18 mois. Ce que vous avez fait entre janvier 2022 et septembre 2023. Là, sac à dos, un minimum d’affaires. Est-ce qu’avec le temps et les mois qui passent, le sac est de plus en plus léger? Est-ce qu’on se déleste des choses les plus inutiles? Non, je dirais peut-être qu’il est un petit peu plus lourd parce qu’on est vraiment parti avec l’essentiel et ça nous est arrivé d’acheter un nouveau pull ou un nouveau t-shirt donc je dirais qu’un tout petit peu plus lourd mais non, on avait quand même bien géré ce qu’on avait pris dans notre sac à dos. Il n’y a aucun truc superflu ou autre. Alors vous avez gardé le contact avec vos followers grâce à ces supers outils qui existent aujourd’hui. Il y a un blog qui s’appelle « On se fait la malle ». Il y a un Instagram aussi sur lequel vous avez partagé photos et vidéos. Et puis on peut signaler également PolarStep qui est assez pratique, que tu as utilisé plus récemment, on va en parler. C’est une espèce de journal de bord qui permet de te suivre. La famille, les amis, les personnes qui aiment l’aventure ont pu. Vous suivre. Oui, c’est ça. En fait, tous les jours, j’écris un petit récit de la journée qu’on avait passée autour du monde ou dans mon aventure récente. Et ça permet aussi de mettre des photos. On peut mettre même des vidéos. Il y a une sorte de tracé. Comme ça, on peut voir aussi notre localisation en direct pour la famille, les amis, les proches, pour ceux qui veulent. Nous suivre. Et est-ce que ça t’arrive, Pauline, de retourner voir des choses en disant c’est vrai, j’avais. Oublié ça. Oui, j’aime bien revoir un petit peu mes aventures, que ce soit au niveau de mes récits ou de mes photos. Ça me rappelle tout ce que j’ai pu vivre et c’est incroyable. Je me dis la chance. Que j’ai. Alors en effet, c’est quand même une sacrée aventure. On dit que les voyages forment. La jeunesse. Tu confirmes Oui, c’est vrai.? C’est vrai. C’est une grosse découverte de l’autre dans un monde qui, aujourd’hui, est quand même un peu chamboulé. Est-ce qu’on a du mal à comprendre à quel point les hommes ont du mal à vivre ensemble, alors que finalement, quand on se promène, on est à peu près tous pareils Au. Final, on reste des humains, donc on a la même âme, on a le même cœur, on a le même corps. Juste après, on vit dans des sociétés différentes,? donc on peut avoir des pensées différentes, des traditions, des coutumes. Et c’est ça aussi qui fait la richesse de notre monde. Au final, c’est quand même qu’on soit un petit. Peu différent. Alors tu parlais du cœur. Malheureusement, on va évoquer cette séparation avec Jimmy. Vous avez fait une aventure incroyable ensemble, mais les projets différaient entre les tiens et les siens. Et vous avez décidé, c’est assez joli et assez classe, de vous séparer au Cap Nord. À ce moment-là, il y avait deux chemins différents pour l’un. Et l’autre. Oui, c’est ça. Moi, j’avais encore cette envie de voyage et d’aventure. Et lui, il avait peut-être plus envie de rentrer en France et de se poser un moment avant de repartir. Mais voilà, on avait deux chemins différents à. Ce moment-là. Quand on fait autant de traverser de pays dans autant de continents différents et qu’on fait tout ça ensemble, il y a une sacrée promiscuité. Vous l’avez vécu comment? Ça a été cool, parfois difficile. Comment vous avez. Vécu ça? Alors nous, pour le coup, on l’a bien vécu. Après, on a su aussi faire des choses seules de notre côté. Par exemple, on a carrément visité deux pays de notre côté. Donc lui, la Thaïlande et moi, le Népal. Moi, ça m’a permis d’apprendre à voyager seule et à comprendre que j’aimais aussi ça. Et en fait, c’est génial parce que même si tout se passait bien, quand on s’est retrouvés ensuite après le Népal et la Thaïlande, on avait plein de choses à se raconter et on avait réussi à recréer ce manque. qui est très important dans un couple pour pouvoir profiter au maximum de la fin de notre tour. Du monde. Et parfois, on me dit quand on voyage seul, notamment quand on est une jeune fille, on rencontre des problématiques au quotidien. On parle parfois des gros lourds que l’on peut rencontrer sur son chemin. On s’arme contre ces gros lourds. On a des techniques ensuite pour que tout se. Passe bien. Oui, on fait attention. De toute façon, quand je suis seule, je prévois un petit peu plus, que ce soit mes logements, que ce soit mes transports, pour la sécurité avant tout. Ensuite, j’essaye de rencontrer un maximum d’autres voyageurs pour éviter d’être toute seule en tant que femme dans des zones un peu isolées et des zones à risque ou avec justement des gros lourds. Et puis, on essaye de passer son chemin quand on nous appelle les gazelles au Maroc, par exemple. Et puis, on. Fait abstraction. Et quand on doit contacter la famille restée en France, même s’ils sont passionnés de voyage, est-ce qu’on filtre un peu les informations qu’on va livrer à la famille? Est-ce qu’on dit tout ou est-ce qu’on garde des choses. Pour soi? Non, on ne dit pas tout. On garde quand même quelques choses pour soi, pour qu’ils soient fiers de leur fille, qu’ils soient contents pour moi, etc. Mais après, évidemment, si je suis vraiment en bad mood et que j’ai un coup de mou, j’appelle ma maman ou mon papa et je leur explique. Mais on essaye toujours de garder, de transmettre que. Le positif. Mais quand t’appelles et que, en vrai, tu ne vas pas très bien, est-ce que. Maman l’entend? Oui, oui. Si, maman, elle est quand même de très bons conseils. Mais malheureusement, il y a les kilomètres qui nous séparent. Donc. Après, voilà. Tu as décidé, une fois rentrée en France, de vivre une aventure en solo. Tu as fait récemment la Nouvelle-Zélande à pied de décembre 2024 jusqu’à mars 2025. 113 jours, tu m’as dit. Tu les. As comptés? Oui, je les ai comptés. C’est long de marcher, donc oui, on compte les jours. J’ai traversé la Nouvelle-Zélande à pied. J’en ai fait 3040 kilomètres au total en 113 jours. Et c’était une expérience incroyable, une des plus dures de ma vie, voire la plus dure, mais également la. Plus enrichissante. Le meilleur souvenir de cette aventure, tu me. Dirais quoi? Bizarrement, je pense que ça va être le premier jour. En fait, les premiers pas. Donc le trek, le terror trail, ça s’appelle, commence sur une plage de 100 km de long. Et en fait, c’est la première journée où j’ai fait ces premiers pas toute seule, entourée juste de nature et personne d’autre. C’est un de mes plus beaux jours parce que je me suis rendu compte qu’en fait je peux le faire, que j’ai réussi à passer le cap, à ne pas avoir peur d’y aller seule et que ça y est l’aventure commençait et donc c’était un. Moment incroyable. Pauline tu me vois venir avec ma seconde question, quel est ton pire souvenir de ces. 113 jours? Mon pire souvenir ça a été au niveau de Hammer Spring dans l’île du Sud. Je dirais que c’était à peu près à 2300 km. J’ai eu un énorme bad mood, j’avais plus envie d’avancer, j’étais fatiguée, j’avais mal partout, j’avais plus de motivation. Et c’est à ce moment là où j’ai failli arrêter parce que c’était vraiment très dur psychologiquement et physiquement. Et donc pendant deux jours, je n’ai fait que pleurer. Pour le coup, j’ai appelé mes proches. Ça m’a beaucoup, beaucoup aidé, même s’ils sont loin. Et au final, après, je suis repartie avec une nouvelle motivation et j’ai réussi à finir. Mais c’est un moment assez compliqué parce que c’est tellement dur physiquement et mentalement que pour continuer, il faut vraiment trouver. La force. Aujourd’hui, tu es de retour en France. Tu fais une saison à Avoria. Tu es dans les Alpes françaises et là, tu te poses des questions parce que tu adores ça, tu adores cette montagne. Tu découvres le parapente, le trail. Et aujourd’hui, tu te dis qu’est-ce que Pauline va faire dans le futur? Est-ce qu’elle va reprendre son sac à dos ou est-ce qu’elle va poser un peu ses affaires? Sans indiscrétion, tu as quel. Âge aujourd’hui? Alors aujourd’hui, j’ai. 27 ans. Et du coup, la question… Et on fait quoi? On fait quoi avec ces questions? On y. Répond comment? On y répond, je dirais, en tentant. Je sais ce que le voyage m’apporte, mais je ne sais pas forcément ce que vivre dans les Alpes m’apporte. Donc pourquoi pas tenter de vivre peut-être six mois du côté d’Annecy, pratiquer le parapente, le trail, les activités autour de la montagne. Si vraiment, ça ne me convient pas, je repartirai en voyage. Pourquoi pas? Est-ce que tu penses que l’aventure que tu as eue est suffisante ou est-ce qu’on a une sorte de virus et qu’ensuite, quand on regarde un reportage, quand on surfe sur Instagram, on se dit oh là là, mais ça je le veux, je le veux pour moi dans mes. Propres yeux. Non, je pense que c’est un virus. Pour ma part, en tout cas, j’ai été piquée par le voyage. J’ai tout le temps envie de découvrir des nouvelles cultures, des nouveaux paysages, des nouvelles personnes et ça m’anime au quotidien et c’est ça qui me rend vraiment heureuse. Après, j’avance dans l’âge, donc j’ai envie de me poser aussi. Mais voilà, quand on se pose, on a envie de voyager et quand on voyage longtemps, à un moment, on a envie de rentrer se poser. Donc ouais, il faut trouver. La balance. En attendant, nos auditeurs peuvent retrouver tes aventures sur On se fait la malle, site sur lequel tu as rassemblé à peu près toutes. Les expériences. C’est ça, il y a une centaine d’articles aujourd’hui sur mon site. C’est notamment des récits de voyages et surtout des infos pratiques pour qu’eux, à leur tour, puissent voyager dans les pays ou faire les aventures que. J’Ai faites. Et si un globetrotter a besoin de conseils, il peut te contacter, tu restes ouverte à ça, le. Partage d’expérience. Voilà, sur la page contact, il y a le mail, donc il peut me contacter par mail ou aussi en DM sur Instagram. Par exemple. Et on salue au passage Go by AVA avec qui on travaille également et présent dans notre club des partenaires qui te suit depuis le début. De l’aventure. Toujours, je pars toujours, que ce soit un voyage de deux semaines ou un voyage de plusieurs mois, je pars avec. Goba Eva. On les salue. Et si vous aussi, vous allez partir avec votre sac à dos, contactez-les de notre part. Pauline, un grand merci pour ce moment. Quand tu auras la réponse à ta question, tu. Nous recontactes. Oui, bien sûr, que ce soit à Annecy ou peut-être de retour en Amérique du Sud ou je ne. Sais où. On verra, à suivre. Merci. Belle journée. Merci. __________________________________________________ Podcast n°2651 (février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr The post Quand voyager devient un mode de vie avec Pauline Fournis appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
9 février 2026 -
Avez-vous déjà envisagé de vivre à l’étranger, ou êtes-vous actuellement expatrié, cherchant à trouver votre place dans ce monde en perpétuel mouvement ? Dans cet épisode de « 10 minutes », Gauthier Seys engage une conversation captivante avec Caroline Mathieu, une coach...
Avez-vous déjà envisagé de vivre à l’étranger, ou êtes-vous actuellement expatrié, cherchant à trouver votre place dans ce monde en perpétuel mouvement ? Dans cet épisode de « 10 minutes », Gauthier Seys engage une conversation captivante avec Caroline Mathieu, une coach expérimentée qui partage ses réflexions sur les défis et les opportunités liés à la vie d’expatrié. Ensemble, ils explorent comment naviguer dans les eaux parfois tumultueuses de l’expatriation tout en maintenant un équilibre personnel. Caroline Mathieu, notre invitée, est une coach d’origine belge, ayant passé plus de vingt ans à s’adapter à différentes cultures et contextes internationaux. Actuellement basée au Sénégal, Caroline a vécu dans cinq pays différents au cours de sa carrière, ce qui lui a permis d’acquérir une perspective unique sur les défis de l’expatriation. Avec une expertise dans l’accompagnement des individus et des entreprises, elle propose des solutions pour aider les expatriés à s’épanouir tant personnellement que professionnellement. Dans cet épisode, Caroline partage son expérience et ses conseils sur la manière de s’adapter à un nouveau pays, de trouver un équilibre personnel et de réinventer son parcours professionnel en tant qu’expatrié. Elle aborde également l’importance de la préparation au retour dans son pays d’origine, souvent sous-estimée par ceux qui vivent à l’étranger. En discutant des soft skills nécessaires pour réussir dans un environnement multiculturel, Caroline met en lumière l’importance de rester connecté à soi-même et d’exploiter les opportunités uniques que l’expatriation peut offrir. https://www.cmacoach.net/ Transcription IA du podcast : Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Caroline Mathieu direction le Sénégal et on parle de coaching. 10 minutes. En octobre 2022, Caroline était mon invitée. C’était le podcast 1615, si vous voulez le retrouver. Et depuis, il y a eu pas mal de changements. On va débriefer tout ça ensemble dans le cadre du partenariat avec Expat Pro. J’ai le plaisir d’accueillir la coach Caroline, qui est d’origine belge et qui me dit toujours, c’est la radio des Français dans le monde. Bonjour Caro! Bonjour Gauthier, comment vas-tu? Les Belges, les Suisses, tous les francophones sont les bienvenus aussi. Pas d’exclusion. Me voilà rassurée. Merci beaucoup. La Belgique ne te manque pas trop? La Belgique me manque toujours un peu, bien sûr. Après, on a la chance d’avoir toujours des bons copains belges partout où nous nous trouvons et donc de garder un certain lien avec la culture, avec les amis, avec les bonnes habitudes. Et puis, on rentre quand même régulièrement au pays pour rester aussi en connexion et en relation proche avec la famille et les amis. Et que s’est-il passé depuis notre dernier échange? Vous étiez au Rwanda, vous voilà à Dakar… Changement de pays! Et oui, encore une fois, ce n’est jamais que la cinquième ou la sixième fois sur les 17 dernières années. Donc, ça fait partie de notre parcours, de notre vie. Là, ça a été un peu plus précipité que d’habitude et un peu plus court pour diverses raisons professionnelles au niveau du travail de mon mari. Et donc, après 18 mois, nous sommes revenus au Sénégal. En fait, on connaît bien le Sénégal. C’est notre troisième fois que nous venons travailler ici au Sénégal. C’est un peu comme un retour à la maison, finalement. Ça fait 20 ans que vous êtes en expatriation, cinq pays différents. La petite différence aujourd’hui, c’est que les deux enfants ont quitté le navire. Ils ont leur propre activité, évidemment en expat. L’un aux USA, l’autre aux Philippines. Pas facile, les réunions de famille. Non, pas facile en effet, mais toujours très riche du coup et plein de moments de bonheur auxquels on donne encore plus de valeur puisqu’ils sont rares. Donc, ce n’est pas facile, mais c’est riche et c’est intéressant. Par contre, ce qui a été encore moins facile, c’est de les voir partir et de se retrouver dans une maison vide. Le fameux syndrome d’une vie vide. En tant que maman, je l’ai bien vécu là et je l’ai bien senti. Et justement, le fait d’avoir des enfants éparpillés dans le monde, toi, tes origines en Belgique, alors que tu vis au Sénégal, toute la famille éclatée sur la planète, tu le gères comment? Ne serait-ce que juste sur les décalages horaires ou les choses de ce style? J’ai trouvé un truc dernièrement qui m’a aidé, c’est que j’ai mis sur l’écran d’accueil de mon téléphone les deux time zones de mes enfants. Donc à gauche, j’ai l’heure de la Nouvelle-Orléans où ma fille étudie et à droite, j’ai l’heure de Manu où mon fils travaille. Puis au milieu, j’ai moi. Donc j’ai actuellement moins six heures avec ma fille, là je l’ai sous les yeux, et plus huit heures avec mon fils. Puis j’ai leurs photos en fond d’écran, donc comme ça, ça me permettrait d’avoir la sensation de rester connecté avec eux. Sacré décalage horaire, on connaît bien ça au niveau de la radio. Tonactivitéc’estmacoach.net, le site est disponible dans le descriptif de ce podcast, propose des accompagnements de coaching sur deux niveaux différents. On va s’intéresser à celui qui concerne les expats, mais parlons d’un mot sur ton accompagnement des entreprises. Oui en effet, donc je travaille avec les entreprises que ce soit des organisations internationales, des agents des Nations Unies ou autres, ONG ou bailleurs de fonds puisque je suis principalement basée dans des pays en voie de développement par le travail de mon mari. mais également des entreprises privées, typiquement commerciales, qui ont du business à l’international. J’accompagne ces entreprises avec des coachings individuels ou des coachings d’équipe, à développer ce que j’appelle, pour la faire courte, les compétences personnelles, mais dans le cadre professionnel. Donc, on parle de ce qu’on appelle les soft skills, la communication, le travail d’équipe, l’adaptabilité, la cohésion d’équipe, la collaboration, le tout dans un milieu multiculturel, ce qui ne facilite pas toujours les choses et qui en même temps est une grande richesse. Et j’invite les personnes intéressées à se rendre sur ton site pour en savoir plus. Cela dit, ensemble, on va évoquer l’autre accompagnement que tu proposes pour les conjoints expats. C’est une situation que tu connais bien, Caro, ça fait 20 ans que tu es à cette place. C’est ça, c’est ça, c’est un peu l’histoire de ma vie. Et aujourd’hui, vraiment, j’ai vraiment ce besoin, cette envie de partager cette expérience parce que ce n’est vraiment pas une position toujours facile. Et pourtant, c’est très important de trouver sa place dans ce monde-là, dans ce monde d’expat et la position de conjoint d’expat n’est vraiment pas évidente. J’aurais bien voulu, moi, être aidée à mes débuts. Donc aujourd’hui, avec 20 ans d’expérience, je veux partager ça et c’est très intéressant et très chouette. Bon, pour ton information, Caro, il y a quelques podcasts inspirants à écouter sur le site francaisdanslemonde.fr qui parle de ce sujet, sujet sur lequel on va s’arrêter en quatre étapes. La première partie, comprendre et s’adapter. Arriver dans un pays, c’est tout qui change et ça peut être un peu fatigant. Ça c’est clair, mais oui, il faut tout retrouver. On ne se rend pas compte, mais il faut tout retrouver. De l’endroit où aller acheter ton pain, aux horaires de l’école, à la langue, à la culture, aux uses des coutumes, à la religion, ce qu’il faut dire, ce qu’il ne faut pas dire, comment est-ce qu’on peut s’habiller, comment est-ce qu’on ne peut pas s’habiller, le trafic, la circulation, est-ce qu’on roule à gauche, est-ce qu’on roule à droite? Est-ce qu’il y a un code de la route? Est-ce que le code de la route est respecté? Ici au Sénégal, par exemple, c’est le gros bordel sur les routes. Il faut s’habituer à conduire dans un bordel comme ça. Après, quand on sait conduire au Sénégal, on sait conduire partout. Ça a des avantages. Deuxième point, ensuite, c’est trouver un équilibre personnel parce que cette place du conjoint accompagnateur n’est pas simple. Dans certains pays, on ne peut pas travailler. Il faut s’occuper des enfants. Il faut s’occuper de l’installation de la maison, etc. Ça peut être un peu un abîme où on se perd. Complètement et où on se noie aussi et on ne sait pas par où prendre les choses. On a l’impression qu’on est un peu perdu et qu’on est constamment en train de construire. Et puis deux ans après, on me dit que ça fait deux ans que je suis en train de construire et de m’installer. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour moi en tant que personne, en tant qu’individu et pas forcément en tant que maman, épouse ou femme d’eux? Donc il y a un risque, comme tout cela peut prendre du temps, qu’on s’oublie un peu et mon rôle aujourd’hui, enfin mon objectif plutôt aujourd’hui, c’est vraiment de permettre à ces personnes de rester aussi connectées avec soi-même et focussées sur ce qui est important pour soi en tant qu’être humain, à part entière et avec nos valeurs, nos envies, nos besoins. Une fois qu’on a retrouvé son équilibre de vie, on peut aussi réinventer son parcours, peut-être se créer son propre job, qui peut être un job nomade, par exemple. Toi, tu parles des expats de preneurs. Oui, exactement. J’aime bien ce terme-là parce qu’en vrai, Souvent, être entrepreneur, ça peut, quand on est en Europe ou quand on est à la maison, ça peut être comme un rêve, mais qui peut paraître inaccessible parce que ça demande des grandes capacités financières d’investissement. On a toujours l’impression qu’il faut voir les choses en grand. Et aujourd’hui, en tant que conjoint d’Expat, je trouve que c’est un peu Un bon moment en fait, parce qu’on est plus cool, on a peut-être, il ne faut pas se mentir non plus, dans certains cas quand même une pression financière moins importante, donc on a plus le temps. Et il faut se rendre compte aussi qu’être entrepreneur et démarrer son activité de nomade, Ça ne veut pas toujours dire devoir louer un bâtiment, engager 12 personnes et avoir justement un grand investissement financier. Il suffit de nous, des bonnes idées et de démarrer et on peut démarrer petit. Et quand on est conjoint d’expat, on a cette chance et cette opportunité d’avoir le temps de démarrer petit en étant en connexion avec ce qu’on aime faire et ce qu’on veut faire depuis toujours, ce qu’on ne se serait peut-être pas donné l’occasion et la chance de faire dans une vie plus classique en restant en Europe, que ce soit en Belgique ou en France. Et puis dernier point, à ne pas zapper la préparation au retour. Lorsqu’on a un peu le temps, il faut bien le préparer. Quand on a moins le temps, il faut un peu le subir. Là aussi, c’est une étape importante. Oui, de la même manière qu’en fait on croit que c’est facile parce qu’on retourne à la maison, mais en vrai non parce que, après ça dépend le nombre d’années qu’on a fait à l’étranger, mais c’est plus la maison en fait et donc même si on a la pression peut-être on va retrouver sa maison d’un point de vue physique, son toit, ses murs. Mais tout a changé et puis surtout, nous aussi, on a changé. L’expatriation, ça change, ça change le mindset, ça change l’état d’esprit, ça change l’équilibre, ça change plein de choses. Et quand je parle d’équilibre, je parle d’équilibre aussi familial. Et donc, il faut se refaire une vie vraiment dans ce monde qu’on croit être le nôtre, qu’il l’est toujours, mais dans lequel il va quand même falloir se réadapter. Et donc, là aussi, c’est vraiment important d’être à l’écoute de soi et d’accepter que ça va être différent d’avant. Ça, c’est la première étape. Alors si vous êtes prêt à entamer votre transformation, vous pouvez contacter mon invité du jour, Caroline Mathieu, sur son site internet. Merci Caroline. Un petit mot sur ta vie au Sénégal? Tu connaissais, tu disais, tu étais déjà venue. C’est quoi le gros atout et le gros défaut? Tiens, pour conclure. Le gros atout, le sourire des gens et le climat. On est dans un climat vraiment très agréable, 9 mois sur 12, donc ça c’est vraiment chouette. Mais au-delà de ça, c’est vraiment le sourire de la population partout où on va. Le gros défaut, c’est le bordel, pardon pour le mot, mais c’est vraiment un gros bordel dans les rues. Du coup, il y a beaucoup de trafic et il peut y avoir du coup un taux de pollution assez élevé. Donc ça, c’est vraiment le côté triste du pays, mais c’est un magnifique pays avec des gens vraiment adorables. Il y a aussi plein de choses à voir et plein de choses à faire des concerts de Dakar. Donc, c’est vraiment une chouette. On a beaucoup de chance de vivre ici. Merci beaucoup pour ton témoignage et si notre coach invité du jour vous inspire, n’hésitez pas à la contacter de notre part. Belle journée à toi. Un grand merci Gauthier. Belle journée à toi aussi et belle journée à tous. __________________________________________________ Podcast n°2643 (février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr The post Trouver son équilibre en étant « Expat » avec Caroline Mathieu appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
9 février 2026 -
Êtes-vous prêt à découvrir les secrets de la vie à Rome à travers les yeux d’une expatriée passionnée ? Dans cet épisode captivant de « Vivre à Rome », Olivier s’entretient avec Barbara Riccivuto, une Italienne au parcours fascinant, qui nous dévoile...
Êtes-vous prêt à découvrir les secrets de la vie à Rome à travers les yeux d’une expatriée passionnée ? Dans cet épisode captivant de « Vivre à Rome », Olivier s’entretient avec Barbara Riccivuto, une Italienne au parcours fascinant, qui nous dévoile les joies et les défis de la vie dans la capitale italienne. Ayant vécu longtemps en France, Barbara nous offre une perspective unique sur les différences culturelles entre Paris et Rome, enrichissant ainsi notre compréhension de ces deux villes emblématiques. Barbara partage son histoire, de ses racines siciliennes à son expatriation à Paris, avant de revenir à Rome avec sa famille. À travers son récit, elle évoque non seulement les célèbres monuments tels que le Colisée et le Vatican, mais aussi des coins moins connus qui méritent d’être explorés pour une expérience authentique et immersive. Vivre à Rome devient ainsi une aventure à travers les rues animées de la ville, où chaque coin raconte une histoire. Dans cet épisode, vous découvrirez l’importance de s’intégrer dans la communauté locale et de profiter de la richesse culturelle que Rome a à offrir. Barbara partage des astuces pratiques pour les expatriés, notamment sur la façon de naviguer dans les démarches administratives et de trouver un logement adapté. Que vous soyez en train de planifier votre déménagement ou que vous soyez simplement curieux de connaître la vie à Rome, cet épisode est une mine d’informations précieuses. Les conseils pratiques de Barbara, alliés à ses réflexions sur les relations sociales et le mode de vie romain, vous permettront de mieux appréhender ce que signifie vraiment Vivre à Rome. De la gastronomie italienne aux traditions locales, chaque aspect de la vie quotidienne est abordé avec passion et authenticité. Préparez-vous à être inspiré par cette conversation enrichissante qui vous donnera envie de découvrir Rome sous un nouveau jour. Ne manquez pas cet épisode incontournable de Vivre à Rome, qui vous guidera dans votre propre aventure italienne, qu’il s’agisse d’un simple voyage ou d’une installation à long terme. Rejoignez-nous pour explorer les subtilités de la vie à Rome, où chaque jour est une nouvelle opportunité d’apprendre et de s’épanouir dans cette ville fascinante. Voici d’autres podcasts d’expats à Rome : https://francaisdanslemonde.fr/vivre-a/expatries-francais-vivre-en-europe/vivre-rome-italie/ www.fdlm.fr | Radios & podcast sur la mobilité internationale The post Vivre à … ROME appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
9 février 2026 -
Êtes-vous prêt à découvrir les secrets de la vie à Sydney, cette ville emblématique qui attire chaque année des milliers d’expatriés ? Dans cet épisode captivant de Vivre à …, Olivier nous plonge dans l’univers fascinant d’Élise Léger, une Française qui...
Êtes-vous prêt à découvrir les secrets de la vie à Sydney, cette ville emblématique qui attire chaque année des milliers d’expatriés ? Dans cet épisode captivant de Vivre à …, Olivier nous plonge dans l’univers fascinant d’Élise Léger, une Française qui a fait de Sydney son chez-soi depuis neuf ans. Élise, conseillère à l’Assemblée des Français d’étrangers, partage avec nous son parcours inspirant et les multiples facettes de la vie dans cette métropole australienne. Au fil de la conversation, Élise aborde les défis et les joies de vivre en Australie, tout en offrant des conseils pratiques pour ceux qui envisagent de s’y installer. Elle met en lumière les opportunités d’emploi qui existent à Sydney, ainsi que les moyens d’intégration sociale pour les nouveaux arrivants. Avez-vous déjà rêvé de profiter de la nature et des activités de plein air tout en vivant dans une grande ville ? Élise souligne l’importance de ces éléments dans le quotidien des Sydneysiders, nous invitant à explorer les plages dorées et les parcs luxuriants qui font la renommée de la ville. Nous ne pouvons pas parler de Sydney sans évoquer ses incontournables touristiques. Élise nous fait découvrir des sites emblématiques tels que l’Opéra de Sydney et le Harbour Bridge, véritables symboles de la culture australienne. Mais elle ne s’arrête pas là : elle nous plonge également dans la scène artistique dynamique de la ville, tout en discutant des défis que rencontrent les artistes dans cet environnement compétitif. En fin d’épisode, Nathalie Ganachaud, présidente de Sydney Accueil, intervient pour souligner l’importance de l’entraide entre expatriés. Elle partage des ressources précieuses pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants et témoigne de la solidarité qui existe au sein de la communauté francophone. Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur la vie à Sydney et sur comment y réussir votre intégration, cet épisode de Vivre à … est fait pour vous ! Écoutez-le dès maintenant et laissez-vous inspirer par les récits d’Élise et Nathalie, qui vous donneront un aperçu unique de cette ville fascinante. Ne manquez pas cette occasion d’en apprendre davantage sur la vie à Sydney et de découvrir des conseils utiles pour votre propre aventure à l’étranger. Rejoignez-nous dans ce voyage sonore et plongez-vous dans l’expérience unique d’être un expatrié à Sydney. www.fdlm.fr | Radios & podcast sur la mobilité internationale The post Vivre A… SYDNEY appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
7 février 2026 -
Avez-vous déjà envisagé de tout quitter pour vivre une aventure à l’étranger ? Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », nous explorons les défis et les joies de l’expatriation avec notre invitée, Agnès Chareton....
Avez-vous déjà envisagé de tout quitter pour vivre une aventure à l’étranger ? Dans cet épisode de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », nous explorons les défis et les joies de l’expatriation avec notre invitée, Agnès Chareton. Elle partage son expérience personnelle de la transition de la France à la Californie, une aventure qui a transformé sa vie et celle de sa famille. Préparez-vous à découvrir les réalités de l’adaptation à une nouvelle culture et les surprises que peut réserver la vie à l’étranger. Agnès Chareton est la rédactrice en chef « Lepetitjournal – Los Angeles ». Originaire du sud de la France, elle a poursuivi des études en journalisme et géologie à Lille avant de débuter sa carrière à Paris. Après plusieurs années en tant que journaliste pigiste, elle a trouvé sa voie en rejoignant le groupe Bayard. En 2022, elle a décidé de relever un nouveau défi en s’installant avec sa famille en Californie, où elle a continué à exercer sa passion pour le journalisme tout en découvrant une nouvelle culture. Dans cet épisode, Agnès nous parle de son parcours d’expatriation et des défis qu’elle a rencontrés, tels que l’apprentissage de l’anglais et l’adaptation à la vie californienne. Elle raconte comment elle a trouvé du soutien au sein de la communauté francophone locale et a pu s’épanouir professionnellement en prenant la tête de la rédaction du Petit Journal Los Angeles. Agnès partage également ses réflexions sur l’importance de rester connecté avec ses racines tout en embrassant une nouvelle culture, et comment elle concilie sa vie professionnelle et familiale dans ce nouvel environnement. https://lepetitjournal.com/los-angeles Transcription IA du podcast : Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Saïs et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec Agnès Charoton, rédactrice en chef le petit journal Los Angeles. 10 minutes. Allez, je vous emmène en Californie, près de la mer. On est dans un endroit qui est quand même plutôt joli, selon la description de mon invité du jour. Bonjour, bienvenue Agnès. Bonjour Gauthier, merci beaucoup. Toi qui fais parler les gens, toi qui t’intéresses au parcours des autres. Aujourd’hui, c’est à toi d’être sur le grill. Souvent, on n’aime pas être à cette place-là. C’est vrai que j’ai moins l’habitude, mais je vais essayer de me prêter à l’exercice aujourd’hui. Écoute, avant d’arriver dans le comté d’Orange où tu te trouves au sud de Los Angeles, on va revenir sur ton parcours. Tu es originaire du sud, ex en Provence, et ces cigales ne te manquent pas trop? Alors, j’ai de la chance parce que je suis dans une région qui est très ensoleillée ici et qui rappelle pas mal le sud de la France. Ce qui me manque, c’est plutôt ma famille. La famille est loin. C’est vrai qu’on a le sentiment d’être à l’autre bout du monde. Mais ici, j’ai quand même retrouvé quelque chose du sud. Après avoir commencé tes études dans le sud, tu vas les poursuivre à Paris, puis ensuite venir jusqu’à Lille. Tu traverses toute la France, études de journalisme et de géologie à Lille notamment. Tu sais que les locaux de la radio sont à Lille, un petit souvenir pour cette période de ta vie? Alors, j’en ai plein de souvenirs. Souvenirs d’avoir couvert la campagne présidentielle de 2012 avec les autres étudiants de l’ESG Lille et d’avoir monté un site web pour couvrir la campagne. J’avais assisté à beaucoup de meetings de candidats. Moi, c’était un peu une plongée dans le grand banc. Ça reste un souvenir marquant de cette période. En 2013, une fois que tu as terminé tes études, tu vas devenir pigiste et faire des petits CDD dans plusieurs médias différents. Ça, c’est la dure loi du journaliste qui commence. C’est l’insécurité professionnelle. Alors oui, c’est vrai, complètement. Je me suis lancée à Paris en 2013. Ce n’est pas forcément une période où je garde de très bons souvenirs, ça a été dur. Enchaîner CDD, piège, jongler entre tous ces contrats, ne pas trop savoir. C’était une période un peu compliquée, beaucoup de journalistes passent par là, donc il faut s’accrocher, il faut persévérer. Ensuite, ça se passera très bien puisque tu trouves un CDI au Pèlerin, c’est dans le groupe Bayard, où tu vas faire un journalisme de terrain que tu vas beaucoup aimer, très formateur, jusqu’en 2022. Parce que là, c’est la vie privée qui va venir sur ton chemin. Un mari, à ce moment-là, deux enfants et ton conjoint qui est fils d’expats, avait déjà plusieurs fois suppité la possibilité de vivre l’expatriation. Toi, t’étais plutôt contre en vrai. Alors oui, complètement. Moi, j’avais jamais eu envie de m’expatrier. Ça faisait des années que je lui disais non. Je trouvais qu’être journaliste, faire des reportages partout en France et à travers le monde entier et avoir deux enfants, c’était déjà assez d’aventures comme ça. Je n’avais pas envie de me rajouter une nouvelle aventure. J’ai fini par lui dire oui et on est arrivé en 2022 en Californie et on avait trois enfants à ce moment-là puisque ma petite fille, ma dernière, avait huit mois. C’est ça Agnès, parce que pour vous dire la vérité aux auditeurs, il y a eu une petite négo avec ton mari, c’était OK pour l’expatriation, mais on fait un troisième bébé, donc voilà. Alors oui, c’est vrai. Et c’est quelque chose que je raconte souvent autour de moi quand on me pose la question de comment est-ce que vous avez décidé de vous expatrier ici. Donc il rêvait de partir et moi je rêvais d’avoir un troisième enfant. Donc on a fait un deal tous les deux. Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés en Californie avec une famille de trois enfants. Tout se négocie dans la vie. Tu arrives donc en 2022, on va pas se mentir Agnès, grosse adaptation au début, on se prend une petite claque, tout change, l’anglais c’était pas complètement au point, reprendre la voiture et conduire dans un pays où on est obligé d’avoir une voiture c’était pas facile et puis le boulot pas facile non plus, t’as regretté parfois? Alors non, je n’ai jamais regretté parce que c’était vraiment un projet familial et un choix qu’on avait fait, donc une fois qu’on était là, il fallait vraiment regarder de l’avant et ne pas regretter. Au début, j’étais un peu en mode survie, c’est vrai, surtout que mon mari avait son travail, mes enfants allaient à l’école, donc je me suis assez rapidement retrouvée toute seule à la maison, je n’avais pas de job, je ne parlais pas très bien anglais et j’avais peur de conduire. Donc voilà, j’ai vraiment dû sortir de ma zone de confort, La première année a été une année avec beaucoup de challenges. Reprendre le volant, je le raconte tout le temps autour de moi, mais pour moi, ça a été un défi incroyable. À Los Angeles, les autoroutes sont gigantesques, les distances sont énormes, le trafic est monstrueux. La première fois que je suis allée à Los Angeles toute seule en voiture et que je suis revenue chez moi, je n’avais pas réalisé que j’étais en plein dans l’heure de pointe. J’ai mis deux heures et demie à revenir chez moi. J’avais pas l’habitude de conduire, j’avais une migraine, j’ai cru que j’allais… Je suis revenue en larmes, je crois. Donc voilà, les débuts ont été un peu compliqués. Aujourd’hui, j’ai plus de problèmes, ou presque, à prendre la voiture pour faire tous mes reportages à travers Los Angeles. Aujourd’hui, vous êtes basée en famille dans le sud de Los Angeles. Est-ce que tu peux me décrire un petit peu ton quotidien, la ville où tu te trouves, etc.? Oui, bien sûr. Alors, on habite à Huntington Beach, dans le comté d’Orange, qui est à une heure à peu près en voiture de Los Angeles. C’est un coin très joli, très calme. On est au bord de la mer, donc les palmiers, la mer, le surf. C’est une ville qui est connue pour le surf. Les enfants vont à l’école américaine juste à côté de chez nous, donc école publique. Ils parlent anglais. On leur donne des cours de français à côté grâce au Flamme, le samedi matin, et à la maison aussi grâce au cours Griffon. Et moi, le quotidien, je travaille comme journaliste. On va en parler, je pense. Rédactrice en chef du Petit Journal. J’alterne les déplacements, les reportages, les interviews sur le terrain et les moments à la maison de travail chez moi. Ma maison est mon bureau, mais ça me va bien. Ça me permet d’allier vie professionnelle et vie familiale. Alors côté boulot justement, tu vas rejoindre une asso, on va la citer, The Hell Collective, qui t’aura été assez utile pour comprendre le système américain, de faire un réseau? C’est une association dont je vous parle parce que pour moi elle est extrêmement précieuse, donc je les rejoins assez vite en arrivant ici, justement parce que j’étais seule, j’étais freelance et j’avais besoin de collègues. Donc The Hell Collective, c’est une association qui rassemble des femmes francophones actives aux Etats-Unis. L’association est née en Californie et elle s’est étendue depuis. Et concrètement, c’est une association, un réseau d’entraide qui s’est révélé très puissant pour moi. Donc, j’ai rencontré d’autres femmes, d’autres parcours d’expatriés, certaines qui sont ici depuis 20 ans. Donc, j’ai énormément appris avec elles. Elles m’ont donné confiance en moi, elles m’ont permis d’aller plus vite, de comprendre comment fonctionnent les États-Unis. Et aujourd’hui, je suis membre du board de cette association, donc je suis engagée. Un jour, un déjeuner important dans ta carrière, puisque tu vas rencontrer Benoît Clair, qui décide de remonter une rédaction pour le petit journal Los Angeles. Il te propose la rédaction en chef. Bon, t’es sorti de ce repas rassasié. Oui, alors je ne m’y attendais pas. C’était la toute première fois que je rencontrais Benoît Clair, que je ne connaissais pas. Et c’est vrai que quand il m’a parlé de son projet d’ouvrir une édition du Petit Journal à Los Angeles, je lui ai dit oui rapidement, parce que c’est un projet qui me parlait complètement, qui avait beaucoup de sens pour moi. Ça faisait déjà trois ans que je couvrais la communauté francophone du sud de la Californie, que je commençais à bien connaître, avec beaucoup de reportages sur des artistes, des entrepreneurs, des restaurateurs, etc. Donc voilà, j’avais envie de me lancer dans ce nouveau projet avec lui. On avait la même vision du métier, tous les deux journalistes, lui avec une très longue expérience ici en Californie. Donc je me suis lancée. Alors en effet, j’invite les auditeurs à découvrir le parcours de Benoît Clair. On a fait un podcast, lui et moi, sur son incroyable parcours parce qu’il a quand même eu des expériences assez incroyables. Aujourd’hui, tu as une zone, un territoire à occuper qui est vaste, on le disait tout à l’heure, qui est assez francophone, francophile. Il y en a beaucoup des Français qui sont établis sur ce territoire. Vous couvrez à peu près quelle période avec le petit journal Los Angeles? Alors oui, c’est un territoire très grand, donc on couvre non seulement Los Angeles, qui est une métropole gigantesque, une succession de quartiers extrêmement étalés, mais aussi toute la circonscription qui s’étend jusqu’au sud du Nevada avec Las Vegas, Denver aussi, Colorado, l’Arizona, Phoenix. Donc c’est une circonscription qui est très vaste. On estime qu’il y a à peu près 60 000 Français, mais bon, les chiffres du… Les chiffres ne sont pas exacts, tout le monde n’est pas inscrit au registre des Français de l’étranger. Et le défi, c’est vraiment de rassembler ces Français qui sont beaucoup moins concentrés que dans des villes comme New York ou San Francisco, où la communauté française n’est plus rassemblée. Là, on parle d’une communauté qui est fragmentée, donc c’est un défi géographique. Et heureusement, pour faire vivre cette édition, j’ai une très belle équipe de journalistes qui sont réparties dans différents endroits, donc ça nous permet vraiment d’être au plus près du terrain. Et quels sont les sujets qui marchent le plus? Alors, on est vraiment le média de la communauté francophone, donc pas seulement française, mais francophone, parce qu’on a aussi des Belges, des Québécois, des Suisses, etc. dans la circonscription. On est un média de proximité, on s’adresse à la fois à eux, à ces lecteurs qui vivent ici aux États-Unis, mais aussi à un lectorat qui est en France, ailleurs dans le monde, parce que c’est une région qui fait beaucoup rêver, la Californie, etc., donc qui intéresse beaucoup. Les sujets qui marchent très fort, c’est ici le cinéma. Donc, j’ai deux journalistes cinéma qui sont tous les deux excellents dans leur domaine, donc Déborah Laurent et Claude Budin-Juteau. Déborah est jurée au Golden Globes, donc elle a accès en avant-première à des interviews et à des tapis rouges. Et Claude, c’est la même chose, il est juré au Critic Choice Awards, donc il a également accès depuis très longtemps à ses rendez-vous privilégiés. Et donc le cinéma, c’est vraiment quelque chose qui intéresse beaucoup, qui marche très fort. Et ensuite, on fait beaucoup de portraits d’expatriés, un petit peu comme toi ici à la radio, des success stories dans tous les domaines, que ce soit la tech, l’éducation, la santé, pas mal d’artistes ici. Et ensuite, on aborde aussi des sujets spécifiques à l’immigration, y compris le contexte national et international et les répercussions qu’il peut y avoir sur la communauté française qui vit ici. Agnès, j’ai entendu parler d’un petit événement qui s’appelle les Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est, je suppose, dans votre target. On va beaucoup parler de cette zone du monde dans les prochains mois. Il y a de toute façon énormément d’événements qui ont lieu chez vous. Vous avez de quoi vous occuper visiblement à la rédaction. Oui, c’est vrai, il y a beaucoup d’événements intéressants qui se préparent. Les JO de LA, ce sera l’été 2028. Le calendrier s’accélère. C’est un événement qu’on va suivre de près et qu’on suit déjà. Mais il n’y a pas que celui-là. C’est vrai que la région est passionnante, elle bouge beaucoup. On a une actualité culturelle qui est très riche avec toute l’actu du cinéma, Alden Globes, Oscars, etc. On a une actualité sportive aussi importante, il y aura la Coupe du monde de foot. Los Angeles fait partie des villes hautes, donc c’est l’été prochain, ça arrive vite aussi. Donc c’est vrai que ça bouge beaucoup, on a une actualité qui est riche ici. Alors, si vous êtes sur cette zone ou si vous comptez vous y rendre, le réflexe, c’est le petit journal Los Angeles. Allez y faire un petit tour de l’information gratuite tous les jours avec des articles de qualité et une rédaction. J’adore le petit journal, on est partenaire depuis plusieurs années et voilà, une humanité qui est présente et je suppose avec Benoît au quotidien qui doit faire plaisir aussi. On a une très belle équipe et vraiment beaucoup de chance de travailler dans ces conditions. On produit une information qui se veut à la fois exigeante, rigoureuse, mais aussi bienveillante. Donc voilà, on est proche de nos lecteurs. On a prévu aussi des événements qui vont se dérouler tout au long de l’année pour aller rencontrer les Français et les francophones qui vivent ici. Donc n’hésitez pas à nous écrire, n’hésitez pas à venir nous voir. On sera toujours ravis de parler de vous. Eh bien, le lien pour arriver dans l’édition Los Angeles est disponible dans le descriptif de ce podcast. Agnès, je te laisse prendre ton petit déjeuner, car magie de la journée, moi, ma journée se termine, toi, il commence. Je te la souhaite excellente et au plaisir de te retrouver sur la radio. Merci beaucoup, Gauthier, à bientôt. __________________________________________________ Podcast n°2656(février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr The post Défis et succès d’une journaliste expatriée : Agnés Chareton à Los Angeles appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
6 février 2026 -
A l’occasion du « Café Citoyen » organisé par l’association « Français du Monde ADFE » : parlons du « (des)ordre mondial » Avec des événements internationaux qui bouleversent les normes établies, nous nous interrogeons sur les conséquences pour ceux qui vivent à l’étranger ou envisagent de...
A l’occasion du « Café Citoyen » organisé par l’association « Français du Monde ADFE » : parlons du « (des)ordre mondial » Avec des événements internationaux qui bouleversent les normes établies, nous nous interrogeons sur les conséquences pour ceux qui vivent à l’étranger ou envisagent de s’expatrier. La sécurité, qu’elle soit physique ou juridique, est devenue une préoccupation majeure dans un monde où les règles semblent être réécrites. Nos invités, Jean-Jacques Kourliansky et David Recondo, apportent leur expertise à cette discussion complexe. Jean-Jacques Kourliansky est directeur de l’Observation Amérique Latine de la Fondation Jean Jaurès, tandis que David Recondo est chercheur au Centre de Recherche Internationale de Sciences Po. Forts de leurs expériences respectives, notamment des expatriations au Mexique pour David, ils nous aident à décrypter les dynamiques géopolitiques actuelles et leurs impacts sur la scène internationale. L’épisode se concentre sur les récents bouleversements provoqués par des décisions controversées des États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, qui ont quitté plusieurs organisations internationales et adopté des mesures unilatérales marquantes. Nous discutons de l’intervention au Venezuela, des réactions européennes face à ces actions, et des répercussions potentielles sur l’ordre mondial. Alors que certains gouvernements tentent de naviguer dans ce nouvel environnement, nos invités explorent les possibles réajustements qui pourraient émerger de cette période de turbulence, en envisageant un éventuel retour à un ordre plus stable ou la naissance de nouvelles structures internationales. https://francais-du-monde.org/ __________________________________________________ Podcast n°2660 (février 2026) Francaisdanslemonde.fr : le média de la mobilité internationale Radios & podcasts disponibles partout, cherchez « FRANCAIS DANS LE MONDE » Installez l’APP pour votre mobile www.fdlm.fr Transcription IA du podcast : Bienvenue dans 10 minutes, le podcast des français dans le monde pour aider tous ceux qui se préparent ou qui vivent de près ou de loin la mobilité internationale. Je suis Gauthier Seyss et j’ai le plaisir de passer 10 minutes avec mes deux invités. Vous parlez du désordre mondial à l’initiative du Café Citoyen organisé par Français du Monde à DFE. 10 minutes. Bonjour messieurs, merci de nous accorder quelques minutes sur la radio des Français dans le Monde. On va commencer par les présentations. Je vais du côté de Paris retrouver Jean-Jacques Kourliansky, directeur de l’Observation Amérique Latine de la Fondation Jean Jaurès. Bonjour, bienvenue Jean-Jacques. Bonjour. Et puis David Recondo, là on est à Bordeaux. Merci d’être avec nous. Deux expatriations au Mexique pendant deux fois cinq ans pour David, sujet qu’il connaît aujourd’hui. Chercheur au Centre de Recherche Internationale de Sciences Po. Bienvenue sur la radio. Merci, bonjour. Alors vous allez être réunis à l’initiative de Français du Monde, ADFE, pour parler d’un sujet qui est dans le cœur de nos préoccupations, le désordre mondial. Ça change le monde. On a un peu l’impression qu’il se met à tourner dans un autre sens depuis quelques temps. On n’est pas un peu stupéfait, nous les Européens, de découvrir comme ça, le matin, cette invasion américaine? Effectivement, pour quelqu’un qui veut s’expatrier, quel que soit le pays, une personne ou une entreprise, on a besoin de sécurité. Sécurité physique, sécurité juridique. Il faut dire que, en ce qui concerne la sécurité physique, elle n’a jamais été assurée à 100% nulle part. La sécurité juridique, elle est sérieusement malmenée. D’abord elle a été, il faut le rappeler, il ne faut pas l’oublier, par la Russie qui a envahi un pays membre de l’ONU comme elle-même en 2022. Mais il y a depuis aux États-Unis l’élection d’un président qui place les intérêts nationaux dans le sens le plus étroit et le plus matériel du terme au-dessus de toutes les règles internationales. Les États-Unis ont quitté plus de 60 organisations internationales, dont certaines sont liées à l’ONU, l’OMS, l’UNESCO. Il est sorti de l’accord de Paris sur le changement climatique. Il est intervenu assez brutalement dès sa prise de fonction à Panama, en vue de récupérer, selon ses propos, un canal qui était d’une importance stratégique extrêmement importante pour les États-Unis, et plus récemment, alors effectivement, c’est là que l’événement a pris une tournure telle, un impact tel, qu’il y a eu une prise de conscience assez forte au niveau international, au Venezuela. Et je dirais que ce qu’il s’est passé au Venezuela, l’enlèvement, quoi qu’on pense de Nicolas Maduro, c’est l’enlèvement d’un chef d’un État reconnu par les Nations Unies, par un État membre permanent du Conseil de sécurité, ce qui constitue une violation. évidente de la charte des Nations Unies et des règles de bonne conduite traditionnelles entre États membres de l’organisation des Nations Unies. Le plus préoccupant pour le règlement des différends dans le monde, c’est que ce qui s’est passé le 3 janvier dernier, dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier à Caracas, pour le président des États-Unis, a en quelque sorte valeur d’exemple. Il est en ce moment entré dans un bras de fer dans une autre région du monde, en Iran, et il a déployé une armada du type de celle qu’il avait fait déployer à partir du mois de septembre 2025 dans la mer des Caraïbes, au large du Venezuela. Donc cette opération vénézuélienne s’étant déroulée parfaitement selon ses propres vues, c’est-à-dire que 1. L’enlèvement a bien eu lieu. Deux, il a eu lieu sans perte militaire ou perte de vie humaine nord-américaine. Et trois, il a pu mettre la main sur ce qu’il recherchait, c’est-à-dire placer le Venezuela sous une forme de protectorat énergétique et pétrolier, en laissant en place d’ailleurs L’équipe dirigeante, simplement privée de son chef suprême, mais l’équipe dirigeante du gouvernement de Nicolas Maduro est celle qui gère actuellement les affaires courantes du pays. Question à David sur la réaction de notre vieille Europe au lendemain de cette incroyable actualité. C’est énorme. Une surprise généralisée de la part des gouvernements de la région comme de tout le reste des sociétés. européenne. Pour la plupart donc une réaction, alors peut-être un clivage européen, une réaction peut-être de réprobation claire par peu d’États, mais quand même la France et l’Espagne notamment ont quand même pris position au travers de leur chef d’État en disant qu’il y avait là une violation à toutes les règles des relations internationales. Et puis pour ce qui est de l’Espagne, quand même une démarche un peu plus avancée de signer avec quatre pays latino-américains une déclaration condamnant cette intervention des États-Unis au Venezuela. Mais c’est vrai que l’Union européenne est désunie d’une certaine façon, comme sur d’autres sujets. face aux États-Unis et face à l’exercice de la force dont ont pris l’épreuve les États-Unis depuis quelques temps, le début de ce second mandat de Trump. Il y a vraiment en général un rejet, de la crainte, mais peu d’action et peu de déclaration et aucune mesure, bien sûr, au sein d’un système de relations multilatérales, l’ONU inclus, qui est très très affaibli, ça mon collègue Jean-Jacques Courlanski l’a bien dit. Est-ce qu’on est un peu en sidération? Je voulais simplement abonder dans le sens de David Recondo en disant que l’Europe n’arrive pas sur cette question-là comme sur d’autres question importante, comme la crise du Proche-Orient notamment, à parler d’une seule voix. Mais ça n’a rien de nouveau. Il y a Hubert Weidring, il y a une vingtaine d’années, au moment où on débattait de la possibilité pour la France et le Royaume-Uni, qui étaient alors membres de l’Union Européenne, de laisser leur siège permanent au Conseil de sécurité à un représentant européen, il a dit bon faisons un peu un exercice en supposant qu’il y ait un représentant de l’Europe au Conseil de sécurité, un représentant permanent, La question du Proche-Orient, par exemple, vient à se poser. Ce représentant réunit l’ensemble des ambassadeurs des pays membres de l’Union Européenne aux Nations Unies. Bon, certains vont aller dans une condamnation d’Israël, d’autres non, d’autres vont s’abstenir. Conclusion, le représentant de l’Union Européenne va s’abstenir. Et dans 9 cas sur 10, c’est le cas de figure que l’on va retrouver. Donc il n’y a rien d’étonnant sur la crise du Venezuela, On voit un clivage apparaître, plus particulièrement dans les pays de l’Est européen qui sont plutôt sensibles et qui ont un œil sur la menace russe. Alors que sur les pays les plus occidentaux, la France et surtout l’Espagne, on a plutôt une condamnation assez nette de l’action qui avait été entreprise le 3 janvier par les Nations Unies. Et ce, en dépit, tout à l’heure je parlais de l’Iran, mais il y a eu l’épisode Groenland, Le Groenland n’est certes pas officiellement membre de l’Union Européenne, c’est un territoire ultramarin, mais qui dépend d’un pays membre, le Danemark. Et là, sans doute emballé par la réussite de l’opération vénézuélienne, Donald Trump a signalé que la place du Groenland était dans les États-Unis d’Amérique du Nord. Et là pourtant, la solidarité avec le Danemark n’a pas été évidente. Cela dit, quand on regarde ces derniers jours, entre les déclarations concernant le Groenland, entre en intérieur les problèmes avec la police ICE, on sent quand même un petit coup de frein peut-être dans cette position ultra-dominante de Donald Trump. Est-ce que ça pourrait changer ou est-ce qu’il ira de toute façon là où il veut? C’est vraiment très très difficile de prévoir ce que va faire le président Donald Trump. Je trouve que ce n’est pas un exercice particulièrement pertinent dans la mesure où il déjoue énormément les règles ou les attentes qu’on peut avoir vis-à-vis d’un chef d’Etat. En revanche, oui, on peut dire qu’effectivement il s’affranchit de ces règles-là et donc on pourrait penser qu’il n’y a pas vraiment de limites. à l’exercice de la force, à l’exercice de l’arbitraire, etc. Alors quand même, il faut toujours nuancer cela, c’est-à-dire que Donald Trump est un chef d’État et un politicien qui a été élu par une partie de l’électorat de son pays. Et il est donc aussi, à ce titre, tout à fait attentif à ce que l’opinion peut penser de lui et de ce qu’il fait. Et même s’il dit le contraire, et il bluffe énormément là-dessus, parce qu’en fait, bien sûr que sa légitimité, son capital politique, dépend de ce que l’on peut penser de lui à l’intérieur, y compris des groupes d’intérêt, des grands électeurs si je puis me permettre. Donc peut-être que là on peut compter toutefois sur effectivement des changements dans les rapports de force à l’intérieur des États-Unis qui pourront mettre, peut-être freiner d’une certaine façon cette manière systématique de vouloir intervenir manu militari à l’extérieur des États-Unis. mais ça dépend vraiment de cette sensibilité politique et de ces retournements éventuels de l’opinion. Aux États-Unis, je vois très peu de possibilités des instances internationales qui sont vraiment vidées de leur sens et de leur contenu pour l’instant. Ce ne sont pas les arènes où ça se joue essentiellement. Donc les leviers, ça serait des leviers qui toucheraient peut-être de l’extérieur au commerce, mais malheureusement, ce n’est pas forcément non plus ce qui est le plus facile pour les pays d’Europe notamment, c’est-à-dire d’essayer de trouver des manières de rivaliser ou de détourner ou d’affecter les intérêts des États-Unis, les intérêts commerciaux, de façon à pouvoir un peu retourner le rapport de force. Je ne vois pas tellement de sortie de ce côté-là. J’ai deux questions pour terminer cette interview. Une pour Jean-Jacques. Tu évoquais les USA qui ont quitté des organisations internationales au tout début du deuxième mandat de Donald Trump. Notamment sur cette antenne, on a reçu des responsables de ONG en Amérique latine coupés de financement du jour au lendemain. On en est où aujourd’hui? Est-ce que les choses s’organisent? Est-ce que l’Europe, notamment, a su prendre le relais? Non, ce n’est pas les ONG qui vont freiner Donald Trump. Malheureusement, il n’en a rien à faire, pas plus que toutes les organisations qui s’occupent de solidarité nationale, internationale, de culture, de santé et autres. En revanche, je vois deux problèmes pour Donald Trump. Un problème international, il est en train de provoquer des arrangements insoupçonnés, ne serait-ce qu’en 2000, avant sa prise de fonction, entre États qui, a priori, n’avaient pas de raison particulière d’établir des liens entre eux, comme ils sont en train de le rechercher aujourd’hui. Le Canada, par exemple, qui est un vieux partenaire des États-Unis, non seulement au sein de l’Alliance Atlantique, mais au sein du traité de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, Le Premier ministre canadien a pris la mouche après les déclarations de Donald Trump signalant que, comme le Groenland, la place du Canada serait au sein des États-Unis, et a proposé une alliance, une sorte de coopération à créer entre ce qu’il appelle des puissances moyennes. Alors dans les puissances moyennes, il peut y avoir des pays européens, il peut y avoir l’Union européenne, mais il peut y avoir aussi la Chine et l’Inde. ce qui a provoqué l’ire de Donald Trump en voyant ce qu’il considère comme une dérive inacceptable de son voisin canadien. En Amérique latine, on constate également des choses assez étonnantes. Un certain nombre de gouvernants ou de partis politiques ou de leaders d’extrême droite qui se pensaient amis idéologiques de Donald Trump, sont lâchés lorsqu’ils ne répondent pas à ce qu’en attend Donald Trump. Je pense en particulier à Jair Bolsonaro au Brésil, qui lorsqu’il était président avait porte ouverte à la Maison Blanche ou à la résidence de Donald Trump en Floride. Donald Trump lui a donné un coup de main au mois de juillet 2025 en adoptant des sanctions contre le juge qu’il avait mis en examen pour participation à une tentative de coup d’État et également il avait sanctionné le ministre de la justice brésilien. La justice brésilienne n’a pas cédé, Jair Bolsonaro est en prison et lorsqu’on a posé la question à Donald Trump, la presse après cette annonce, qu’allez vous faire pour votre ami, il a dit c’est bien dommage et il a une rencontre a été organisée entre Donald Trump et le président Lula. Trump en est sorti apparemment enchanté, il a trouvé que Lula était quelqu’un d’extraordinaire. Donc on se trouve devant un contexte tout à fait nouveau qui explique peut-être qu’à Panama, la semaine dernière, il y a eu une réunion assez intéressante de l’ACAF, l’organisme bancaire coopératif des pays d’Amérique latine, Et au cours de cette rencontre, il y a eu un entretien remarqué entre Lula et le président d’extrême droite récemment élu au Chili, José Antonio Cast. Les gouvernants d’extrême droite sont également des gouvernants de pays qui ont des relations commerciales importantes, sans doute avec les États-Unis, mais beaucoup plus, dans le cas du Chili notamment, avec la Chine. et ils ne sont pas prêts à céder ce qu’ils ont pour la proie pour l’ombre. Donc il y a des rapprochements dont on mesure mal les conséquences et les effets aujourd’hui qui constitueront probablement dans les prochains mois un frein pour Donald Trump. Mais le frein principal à mon avis, il faudra suivre, les élections de mi-mandat le 3 novembre aux Etats-Unis peuvent venir de l’intérieur. C’est de l’intérieur des Etats-Unis que peut-être il faudra voir ce qui se passe au niveau du principal parti d’opposition, le seul parti d’opposition important aux Etats-Unis, le parti démocrate, et aussi les réactions de la population parce qu’on a vu qu’à Minneapolis, finalement, cette police chargée de de chasser les immigrés à Aïs a été retiré, ou un certain nombre de ses compétences lui ont été retirées à Minneapolis, parce que, effectivement, la population avait massivement manifesté dans les rues. Les sondages signalaient aussi que une partie de la population, et donc de l’électorat de Donald Trump, trouvait que peut-être on allait un peu loin. Et Donald Trump, étant en campagne électorale, a dû faire une marche arrière sans doute provisoire mais qui est révélatrice de quels peuvent être les freins effectifs aux initiatives les plus invraisemblables ou les plus brutales prises par Donald Trump à l’international comme en interne. David, pour conclure cette interview, on parle dans ce café citoyen de désordre. Est-ce qu’on peut peut-être rassurer nos 3 millions de compatriotes qui vivent hors du territoire et qui vivent en expatriation? Est-ce qu’on va pas plutôt vers un nouvel ordre? C’est très difficile de le dire, mais on pourrait penser que toute crise amène des réagencements et donc potentiellement, effectivement, un ordre différent, quelque chose qui retrouverait une forme de régulation autre que le pur rapport de force. Si on veut le voir positivement, je pense effectivement que cette Il y a eu un dépérissement du multilatéralisme, et depuis un moment, il n’est pas récent du tout, et ça fait des années que l’ONU, tout comme les organisations régionales, l’Organisation des États américains, continent américain et l’Amérique latine. Elles sont finalement très infuissantes ces organisations, elles ne sont plus les arènes où l’essentiel peut trouver des solutions, peut être décider. Donc c’est un peu le coup de grâce d’une certaine façon, c’est un peu une sorte de fond, période de mise à plat et de reconnaissance de cette incapacité de l’ordre institutionnel au niveau international. On peut attendre qu’il y ait des propositions qui surgissent. Pour l’instant, on en est à la sidération. au constat de la mort clinique des organisations qui assuraient un minimum de coopération multilatérale. Donc forcément, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des propositions, soit pour restructurer, réformer ces institutions et leur redonner du souffle, soit carrément pour les remplacer. Donc vous savez que par exemple, Trump a lui-même fait une proposition de comité de paix, de sécurité, une sorte de comité de l’ordre. et qu’avec le paiement comme ticket d’entrée à un milliard de dollars pour ceux qui voudraient bien se joindre à ce nouveau club de puissance qui veillerait à l’ordre mondial, c’est une proposition qui n’a pas vraiment remporté du succès. On peut s’imaginer qu’il y aura des contre-propositions à un moment donné. En tout cas, vous pourrez en discuter lors de ce Café Citoyen en ligne. Les informations pratiques sont disponibles dans le descriptif de ce podcast. Merci, Jean-Jacques. Merci, David. Ce n’est pas facile cet exercice en quelques minutes, mais l’idée, c’est en tout cas de dire qu’on va en parler et que vous vous êtes invité à vous joindre à cette discussion, chers auditeurs. Merci. Belle journée et à très vite. Merci. Bonne journée. Au revoir. Vos podcasts sur la mobilité internationale sont sur fdlm.fr et sur YouTube en cherchant Français dans le monde. OK, messieurs, merci. The post Réflexions sur le nouvel ordre mondial : Rdv au Café Citoyen de Français du Monde ADFE appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
5 février 2026 -
Découvrons ensemble le parcours d’un journaliste international désormais basé en Californie. Dans cet épisode captivant de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », Gauthier Seys nous invite à explorer la vie fascinante de Benoît Clair, un journaliste chevronné...
Découvrons ensemble le parcours d’un journaliste international désormais basé en Californie. Dans cet épisode captivant de « 10 minutes, le podcast des Français dans le monde », Gauthier Seys nous invite à explorer la vie fascinante de Benoît Clair, un journaliste chevronné qui a su naviguer à travers les défis et les opportunités du journalisme international. En commençant sa carrière dans le sud de la France, Benoît s’est rapidement retrouvé sur le terrain, couvrant des événements marquants comme correspondant de guerre à Beyrouth dans les années 70. Comment ces expériences ont-elles façonné sa vision du monde et sa carrière ? Voilà une question qui mérite réflexion. Benoît Clair, notre invité, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les médias francophones. Avec une carrière s’étendant sur quatre décennies, Benoît a travaillé pour des chaînes prestigieuses comme TF1 et des radios telles que Radio Monte Carlo et Europe 1. Aujourd’hui, il dirige avec passion l’édition de Los Angeles du Petit Journal, un média destiné aux expatriés français. Sa voix a marqué les ondes pendant des années, et sa transition vers la presse écrite montre une capacité d’adaptation impressionnante. L’épisode se concentre sur l’évolution de la carrière de Benoît et son engagement envers la communauté francophone à Los Angeles. En tant que directeur du Petit Journal Los Angeles, Benoît s’efforce de créer un lien entre les expatriés français et leur nouvelle terre d’accueil, en mettant en lumière les histoires fascinantes des francophones qui y vivent. Il discute également des défis et des joies d’être un journaliste à l’ère moderne, tout en partageant sa passion pour la radio et la presse écrite. Les auditeurs découvriront comment Benoît envisage de continuer à enrichir le paysage médiatique pour les expatriés, notamment à l’approche des événements majeurs comme les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de football. https://lepetitjournal.com/los-angeles Chapitrage de l’épisode : 0:00:01-Bienvenue dans 10 minutes avec Benoît Clair 0:00:28-Présentation de Benoît Clair 0:01:47-Correspondant de guerre à Beyrouth 0:02:20-Voyages de jeunesse et terrain de guerre 0:04:04-Découverte de Los Angeles et carrière 0:05:23-Rencontre avec Hervé Hérault 0:06:56-Nécessité d’une édition du Petit Journal à LA 0:07:47-Retour sur l’objectif du Petit Journal LA 0:09:54-Choses passionnantes à dire sur LA 0:10:36-Activités technologiques à LA 0:11:28-Retour à la presse écrite et modernité 0:12:28-Conclusion et prochaines étapes __________________________________________________ Podcast n°2575 (septembre 2025) Francaisdanslemonde.fr est le site de référence pour les Francophones qui s’intéressent à la mobilité internationale. Radios, podcasts & web, Francaisdanslemonde.fr propose des ressources précieuses pour ceux qui se préparent, qui vivent ou qui rentrent de mobilité. Installez l’APP « Français dans le monde » sur votre mobile. www.fdlm.fr The post Les Francophones de Los Angeles vont briller : L’ambition de Benoit Clair appeared first on Français dans le monde.
Afficher plus
4 février 2026 -
Podcasts inspirants pour une nouvelle vie à l'international
Podcasts inspirants pour une nouvelle vie à l'international