Sorry, no results.
Please try another keyword
Podcast
Institut de France
Engagement & Société
12 février 2026 -
Tout commence par une molécule d’eau, invisible, suspendue dans l’air froid. Quand la température baisse, ces molécules perdent de l'énergie, elles bougent moins vite et peuvent commencer à s’accrocher entre elles. Mais elles ne le font pas au hasard :...
Tout commence par une molécule d’eau, invisible, suspendue dans l’air froid. Quand la température baisse, ces molécules perdent de l'énergie, elles bougent moins vite et peuvent commencer à s’accrocher entre elles. Mais elles ne le font pas au hasard : dans la glace, l’eau adopte une organisation très précise, une structure hexagonale. C'est cette organisation, à l’échelle microscopique, qui explique pourquoi les flocons ont six branches. Dans cet épisode, Étienne Ghys montre comment, à partir de ces règles simples et des variations de température et d'humidité, se forment des cristaux de neige tous différents, sans modèle préalable, mais selon une même logique physique.
Afficher plus
5 février 2026 -
La glace semble être l’exemple même de l’ordre parfait : un cristal régulier, figé par le froid. Pourtant, au XXᵉ siècle, son étude va profondément bouleverser cette idée. En observant sa structure grâce aux rayons X, les physiciens montrent que...
La glace semble être l’exemple même de l’ordre parfait : un cristal régulier, figé par le froid. Pourtant, au XXᵉ siècle, son étude va profondément bouleverser cette idée. En observant sa structure grâce aux rayons X, les physiciens montrent que la glace est bien un cristal ordonné, bâti sur un réseau régulier, mais que cet ordre n’est pas aussi rigide qu’il en a l’air. À l’échelle microscopique, plusieurs arrangements sont possibles sans jamais enfreindre les règles du cristal. La glace devient alors un objet paradoxal : parfaitement structuré, mais porteur d’une indétermination.
Afficher plus
29 janvier 2026 -
Aux origines d’une vocation enneigéeNé au début du XXᵉ siècle dans une région du Japon marquée par les hivers rigoureux, Ukichiro Nakaya grandit entouré de paysages enneigés. Très tôt, il se passionne pour ce phénomène naturel au point d’y consacrer...
Aux origines d’une vocation enneigéeNé au début du XXᵉ siècle dans une région du Japon marquée par les hivers rigoureux, Ukichiro Nakaya grandit entouré de paysages enneigés. Très tôt, il se passionne pour ce phénomène naturel au point d’y consacrer toute sa vie de physicien. Inspiré dès son plus jeune âge par des ouvrages mêlant récits populaires et illustrations parfois fantaisistes, il développe une fascination durable pour les flocons. Cette curiosité scientifique l’amènera à documenter la diversité insoupçonnée des cristaux de neige, bien au-delà des formes symétriques et hexagonales que l’on imagine souvent.Fabriquer la neige pour mieux la comprendreConfronté aux limites de l’observation en milieu naturel, Ukichiro Nakaya fait un choix radical : produire la neige artificiellement en laboratoire. Après de nombreux essais, il parvient à créer de véritables cristaux de neige en suspension dans l’air, grâce à un dispositif ingénieux… et à un poil de lapin servant de germe ! Cette prouesse scientifique ouvre la voie à une classification complète des flocons et permet, pour la première fois, de relier précisément leurs formes aux conditions de leur formation.
Afficher plus
19 janvier 2026 -
À la fin du XIXᵉ siècle, dans une ferme isolée du Vermont, Wilson Bentley passe ses hivers à observer la neige. Fasciné depuis l’enfance par les flocons, il met au point une technique audacieuse pour les photographier au microscope avant...
À la fin du XIXᵉ siècle, dans une ferme isolée du Vermont, Wilson Bentley passe ses hivers à observer la neige. Fasciné depuis l’enfance par les flocons, il met au point une technique audacieuse pour les photographier au microscope avant qu’ils ne fondent. Dans cet épisode de Petites histoires de science, Étienne Ghys retrace le parcours de cet autodidacte obstiné, dont les images ont révélé pour la première fois la diversité et la complexité des cristaux de neige.Ni scientifique de formation ni simple amateur, Wilson Bentley regarde la neige avec une attention exceptionnelle. Après de nombreux échecs, il parvient en 1885 à réussir ses premières micro-photographies de flocons, malgré les contraintes techniques de l’époque et l’extrême fragilité de son sujet. Ses clichés, d’une précision remarquable, surpassent rapidement tout ce qui avait été réalisé jusque-là.
Afficher plus
15 janvier 2026 -
Navigateur anglais, explorateur de l’Arctique et pêcheur de baleine, William Scoresby a laissé au XIXᵉ siècle une œuvre singulière à la croisée de l’observation naturaliste et de la contemplation spirituelle. Dans son ouvrage publié en 1820 consacré aux régions arctiques,...
Navigateur anglais, explorateur de l’Arctique et pêcheur de baleine, William Scoresby a laissé au XIXᵉ siècle une œuvre singulière à la croisée de l’observation naturaliste et de la contemplation spirituelle. Dans son ouvrage publié en 1820 consacré aux régions arctiques, il décrit avec une minutie remarquable la neige, ses formes, ses couleurs et ses métamorphoses.Un regard d’observateur avant toutWilliam Scoresby ne cherche pas à expliquer la physique de la neige : il la regarde, la décrit et la consigne avec une rigueur presque obsessionnelle. Flocons étoilés, spicules prismatiques, cristaux lamellaires ou pyramides hexagonales : son livre dresse un inventaire foisonnant des formes possibles, révélant une variété qu’il juge presque infinie. Ces descriptions, souvent accompagnées de dessins très précis, témoignent d’un sens aigu de l’observation, hérité autant de sa vie de marin que de son intérêt pour les sciences naturelles.Entre science et foi, une frontière poreuseÀ mesure que ses descriptions se font plus détaillées, le discours de Scoresby glisse parfois du registre scientifique vers une lecture spirituelle du monde. Incapable, selon lui, d’expliquer entièrement la diversité des cristaux de neige par la seule température ou les conditions atmosphériques, il invoque l’action divine comme cause ultime de cette perfection géométrique.
Afficher plus
8 janvier 2026 -
Avec la Dissertation sur la glace publiée en 1747, Jean-Jacques Dortous de Mairan s’inscrit pleinement dans le mouvement des Lumières, où l’explication des phénomènes naturels se détache progressivement des références divines. Mathématicien, observateur attentif et ancien Secrétaire perpétuel de l’Académie...
Avec la Dissertation sur la glace publiée en 1747, Jean-Jacques Dortous de Mairan s’inscrit pleinement dans le mouvement des Lumières, où l’explication des phénomènes naturels se détache progressivement des références divines. Mathématicien, observateur attentif et ancien Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, il décrit avec précision les étoiles de neige, leurs six rayons disposés selon un angle constant de 60°, et la richesse presque ornementale de leurs ramifications. L’épisode met en lumière le dialogue critique que Mairan entretient avec ses prédécesseurs, notamment Kepler et Descartes. S’il reconnaît l’élégance de l’explication cartésienne il en pointe aussi les limites face à la complexité réelle des flocons observés. Refusant les réponses trop simples, de Mairan admet l’existence d’un « mécanisme plus caché », encore inaccessible à la science de son temps. Une conclusion empreinte d’humilité, qui rappelle combien la compréhension de la nature progresse par tâtonnements.
Afficher plus
1 janvier 2026 -
Au XVIIIᵉ siècle, observer la neige, la rosée ou le brouillard, c’était encore lire dans le « grand livre du Créateur ». La lecture d’un extrait du Petit catéchisme de la nature de Johannes Florentius Martinet, pédagogue hollandais dont les...
Au XVIIIᵉ siècle, observer la neige, la rosée ou le brouillard, c’était encore lire dans le « grand livre du Créateur ». La lecture d’un extrait du Petit catéchisme de la nature de Johannes Florentius Martinet, pédagogue hollandais dont les ouvrages connurent un immense succès auprès des enfants, en offre un éclairant témoignage. On y découvre un moment charnière de l’histoire, où l’émerveillement religieux devant les phénomènes naturels prépare, sans le savoir, les premiers pas de la vulgarisation scientifique moderne.Un catéchisme de la nature pour apprendre à s’émerveillerPublié en 1777, le Petit catéchisme de la nature de Martinet s’adresse avant tout aux enfants. Sous forme de questions-réponses simples, il les initie aux phénomènes météorologiques, aux minéraux, aux saisons ou encore aux animaux. Chaque élément, un flocon de neige, une pierre, un arc-en-ciel, devient le point de départ d’un étonnement guidé, où l’observation concrète du monde s’accompagne d’une interprétation spirituelle. Entre théologie naturelle et science à venirJohannes Martinet n’est pas un scientifique au sens moderne du terme. Pourtant, son œuvre marque une transition décisive entre la théologie naturelle héritée du XVIIᵉ siècle et les premières formes de vulgarisation scientifique. Derrière une apparente naïveté, se dessine une ambition pédagogique réelle : apprendre à regarder, nommer et comparer les phénomènes du monde. Les métamorphoses de l’eau (pluie, neige, grêle, rosée ou brouillard) fascinent autant qu’elles instruisent, et annoncent déjà une curiosité méthodique qui, détachée plus tard du cadre religieux, nourrira la science moderne.
Afficher plus
25 décembre 2025 -
Étienne Ghys nous invite à redécouvrir comment l’un des plus grands penseurs français a tenté de comprendre la forme des flocons… quitte à se tromper. Dans Les Météores, René Descartes applique sa célèbre méthode rationnelle à l’étude des phénomènes atmosphériques...
Étienne Ghys nous invite à redécouvrir comment l’un des plus grands penseurs français a tenté de comprendre la forme des flocons… quitte à se tromper. Dans Les Météores, René Descartes applique sa célèbre méthode rationnelle à l’étude des phénomènes atmosphériques : pluie, grêle, arcs-en-ciel… et neige. Il y décrit avec minutie des flocons aux formes géométriques fascinantes, allant jusqu’à en proposer des dessins. Mais derrière la rigueur du philosophe se cache parfois un expérimentateur hésitant, dont certaines observations défient encore aujourd’hui les lois de la physique.Les tâtonnements d’un scientifique À travers cette lecture commentée, Étienne Ghys met en lumière les tâtonnements de la science naissante : hypothèses audacieuses, raisonnements complexes, erreurs assumées. Loin de ridiculiser Descartes, il montre combien la science avance aussi par l’imagination et l’émerveillement.
Afficher plus
16 décembre 2025 -
Le 31 décembre 1610, un simple cristal de neige tombé sur la manche du manteau de l’astronome Johannes Kepler devient pour lui le point de départ d’une enquête : pourquoi les flocons adoptent-ils invariablement une forme hexagonale ? Bien avant...
Le 31 décembre 1610, un simple cristal de neige tombé sur la manche du manteau de l’astronome Johannes Kepler devient pour lui le point de départ d’une enquête : pourquoi les flocons adoptent-ils invariablement une forme hexagonale ? Bien avant d’établir les lois du mouvement planétaire, Kepler fut le premier à contempler un flocon de neige avec les yeux d’un mathématicien. À travers la lecture de son texte Cadeau du nouvel an ou du flocon de neige hexagonal, Étienne Ghys, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, nous replonge au moment où l’émerveillement de Kepler ouvre la voie à une véritable réflexion scientifique. Kepler, un scientifique entre deux mondesDans ce début du XVIIᵉ siècle encore marqué par l’autorité de la religion, Kepler appartient à une génération charnière. Très religieux mais animé par le désir de comprendre le monde à partir de principes mathématiques simples, il cherche partout des symétries, persuadé que l’ordre du monde reflète celui voulu par le créateur. Il s’émerveille devant la perfection géométrique d’un flocon, minuscule manifestation d’un ordre universel. Un flocon, une question, et la naissance d’une scienceEn observant ces « petites étoiles » tombées sur son manteau, Kepler s’interroge : si leur forme n’était due qu’au hasard, pourquoi présenteraient-elles toujours six pointes, et jamais cinq ou sept ? Il examine tour à tour les effets du froid, la nature de la vapeur, ou encore la possibilité d’un principe organisateur interne. Rien ne le satisfait pleinement, mais son intuition est juste : une cause profonde gouverne la symétrie des flocons.
Afficher plus
11 décembre 2025 -
Institut de France
Institut de France